UV&E II. SECTION IV. 3(M
fatigants qu'exige le poapon, exempts de toute surveillance pendant le cours de Tenfance , exempts des corvées d'établissement et dotation dans l'âge pubère, ils peuvent se livrer pleinement à leur impulsion naturelle , au plaisir du GATEMENT (34); plaisîr sans lequel les pères sont malheureux, par intervertissement des tons(i) passionnels (II, 3i5).
Une vérité dont le lecteur a pu se convaincre dans le cours de ce deuxième livre , c'est que dans l'ordre actuel il n'est pas possible , même à un souverain , de donner à ses enfants l'éducation voulue par la nature, l'essor intégral des facultés du corps et de l'âme, et que cet eflel ne saurait avoir lieu hors des Séries passionnelles.
Ainsi notre état social, qui veut fonder le bonheur domestique et public sur les plaisirs de famille, n'a pas la moindre affinité avec la nature, dans la principale des relations de famille, dans l'éducation! qu'on juge par là du prix de ces systèmes qui, voulant nous ramener à la simple
(i) Comme le lecteur peut s^ennuyer de recourir a ce tableau des tons, montrons -lui le principe en action. Quel est le père vraiment heureux , ou d^Henri IV qui , obéissant au vœu de son enfant, lui sert de cheval et marche ^ quatre autour de la chambre devant Fambassadcur d'Espagne ; ou de ce pcre moraliste mis en scène par Diderot ( et que je crois avoir déjà cite ) ? Il re'siste pendant cinq actes aux volontés de son fils , et finit par céder, en disant : « Qu'il est cruel, qu'il est doux d'être père ! Il n*est heureux qu'au moment ou il cède k la nature , au ton descendant, déférence des supérieurs aux inférieurs, Henri n'attend pas cinq actes ; il cède à l'instant même, et pour son bonheur, car les pères comme Les amants sont plus heureux par le gaiement ou idolâtrie, que par la raison impérieuse; les deux affectives mineures plaçant le bonheur dans l'idolâtrie et la déraison.
303 AssoaATioif composée.
nature , ne connaissent en éducation ni la simple , ni la composée intégrale > et pourtant sont révéfés comme torrents de lumière : je donnerai , à FUItra-Pause , sur un fragment du Télémaque , la mesure de leurs lumières.
FIN DE LL QUiLTfilèlIE NOTICE.
LITRB n. SECTION IV. 305
POST-LUDE. -?- OmùiiQns préméditées ou obligées.
Dans cet abrégé de t éducation harmonienne , fai constaté le vice radical de la nôtre, la DUPUciTéD'ACTiON, ï inconséquence de vouloir c que les enfants acquièrent
> la santé f la dextérité^ le goût à t étude ^ au travail et ) à la vertu ^ et de recourir, pour atteindre ce but, à
> deux moyens illusoires j qui sont: >
D'une part, l'entremise des pères et mères enclins à gâter l'enfant, lui créer des caprices^ rélever à la cupidité, à Végoîsme, ou bien violenter ses inclinations.
D* autre part, la vie de ménage où ton manque des écoles et ateliers nécessaires à l'éducation intégrale du corps et de F âme, et oii le jeune âge en bulle au conflit de quatre impulsions contradictoires ( Trans - Lude , 201) est dépourvu du charme corporatif ascendant , Note F, qui doit F entraîner à tous les prodiges industriels.
Les quatre notices ont acquis sous h plume l'étendue de quatre sections, et pourtant j'ai abrégé considérablement ; j'ai même omis divers sujets ; le lecteur aura pu s'en plaindre : justifions brièvement de ces lacunes, tontes forcées ; je vais le prouver par quatre citations.