Les Séries enfantines de primeurs et postmeurs
Le sujet semblait mériter un chapitre. Ces deux classes d'enfance ne peuvent être l'objet d'aucune théorie parmi nous , où l'éducation est individuelle : on estime trop les primeurs, et l'on ne sait tirer aucun parti des postmeurs.
Cest double maladresse ! il faut, en Harmonie , savoir utiliser tous les caractères et notamment les produits de transition , les extrêmes de Série , comme sont les primeurs et postmeurs. L'art d'employer ces genres ambigus est peut-être la branche la plus transcendante en calcul de mouvement social.
On forme de ces extra une série bi-composée dans chaque Phalange ; elle comprend :
Transition ascendante, Garçons et filles primeurs.
Transition descendante , Garçons et filles postmeurs.
Malgré Fincompatibilitè apparente de ces deux extrêmes, leurs fonctions sont très-intimement liées. Effet inconcevable dans Tordre actuel, où l'on ne sait pas lier les transitions opposées.
Aussi n'estime-t-on parmi nous que les primeurs, sans considérer qu'un postmeur, quoique retardé et faussé dans ses débuts, est peut-être celui qui deviendra lopins précieux quand les circonstances ou le temps lui auront donné un essor intégral.
Tel enfant, comme Thomas Diafoirusfils, ne veut pas apprendre à lire à neuf ans ; il sera peut-être à dix-huit ans l'un des meilleurs élèves. En Harmonie, certains titres de caractère sont rétifs au système d'enseignement limité qui domine jusqu'à quinze ans. Ils pourront devenir les plus intelligents lorsque le système sera plein , par étude d'analogie mineure, c'est-à-dire des hiérc^lyphesd'amoor et de famille , que les sybils harmoniens ne pourront pas mettre en jeu avec les impubères , et dont l'emploi ne commencera qu'après quinze ans.
Les éclaircissements sur ce sujet sont forcément renvoyés au traité des transitions , qiii n'est pas de ce volume.
UVRB If. SECTION IV. 3(K
2. La jeume tribu des cùmplémeniaireê doublants (111,440) semblait aussi devoir oceuper ud article. C'est eneoFe une corporation inexplicable, tant qaon ne connatt pas la théorie des transitions harmoniennes. Tout civilisé pensera qu une masse d'enfants non admis dans les 5 chœnrs de- ligne , 2. Chérubins^ Z, Séraphins, 4. Lycéens, &. Gymnasiens,
6. Jouvenceausp , ne peut se composer que du rebut de TeDCnce, que des ettiies avortons et erelinsi de la Phalange.
C'est une erreur ; car il pourra se trouver dans cette tribu beaucoup de- earactëf es d'un titre douteux, équivoque ; souvent même des titres supérieurs et tranaeendants, qui, par incident quelconque, ne seraient pas susceptibles de développement précoce , ou qui prendraient un essor désordonné et hors de gamme.
Si les trois tribus de complément (III, AAO) étaient à mépriser, personne ne voudrait y figurer. Les pères s'indigneraîent d'y voir classer leurs enfants; elles deviendraient une ponmie de discorde , et on serait forcé de les snpprinaer. L'Harmonie ne doit créer aucune corporation sans Tétayer d'an lustre fondé en titres.
Ajoutons que ces trois tribus pourront réunir des caractères de très-haut titre , mais hors d'emploi par suKe de blessure. Celui à qui un accident aura causé la perle d'an membre ou d'un sens, vue, ouïe, etc., sera par le fait inhabile à l'Harmonie active. Il n'en sera pas mdns consi^ré, quant aux moyens intellectuels, que son corps ^tropié ou infirme ne pourra plusseoonider ; mais il devra prendre place dans les tribus hors de ligne ; l'emploi dans les douze choeurs d'harmonie active ,
S^ ASSOCUTIOM COMPOSÉE.
supposant Texercice intégral des i2 passions, sanrex<$ep' tion pour les quatre chœurs 2, 3, 4, 5, antérieurs à la puberté, et bornés à 10 passions , par absence de 2 affec^ tives mineures.