‹ Théorie de l'unité universelle (volume 4)Chapitre 47 sur 90 · ARBORE-PROPOS. SU · texte numérisé non relu

ARBORE-PROPOS. SU

lieu du mot. C'est Targament à opposer aux délractears : il suffirait seul à les confondre » à proaTer combien les Trais inyentears sont compromis par la juste défiance qu'ont inspirée les faux inventeurs.

Art. 3 (Intr.y 60). li est reconmiandé à ceux qui seronir dans le cas de solliciter le gottrememeot ou les propriétaires anglais, pour la fondation du canton d^épreuTe.

Des trois motifs cités (Ib.rQi)^ le 3^., Pu9$e du Nord, m'a paru digne d'une ample notice  (/i.,84), et je l'ai dégagée à dessein de toute hypothèse de merveilleux , en l'isolant du moyen annoncé dans la note E (241). Aussi n'ai-je (II, 67) spéculé sur cette passe que pour cinq mois de Tannée; restriction qui n'aura pas lieu après la renaissance de l'anneau boréal. Il rendra les mers du pôle aussi praticables pendant les douze mois que la Méditerranée ; car le climat polaire subira un échàuffemeni gradué qui, à partir du degré 60, établira une coïncidence de température entre ies degrés 61 , 59;-65, 55;-70^30;-75, 45;-80, 40;.8Î5, 35;-90. SO. Mais dans une introduction où il faut ménager le scepticisme et les habitudes, j^ai dû ne faire aucune mention, de ce qui touche au merveilleux.

Parmi les inadvertances qui sont la honte des sciences humaines, on doit ranger l'oubli du calcul dé culture intégrale du glohe et bénéfice de raffinage cUoralérique en mode composé , selon le tableau (Intr., 98); tout aperçu de cette hypothèse aurait provoqué des spéculations sur la misé en culture du gbbe entier r et ce problème auraijt puissamment contribué à faire suspecter l'état civilisé et barbare , à stimuler à la recherche d'une période sociale phis avancée (table Ji., 33).

l'ai eu bien tard connaissance d*une carte où se trouve»

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soQs le nom de détroit de Maldonado, la passe jugée problématique (II , note A, 97). Mais l'existence du détroit ne détruit pas les deux obstacles allégués (Intr., 85); entrave d'un cap gisant par 71<>., et de voie non assurable; double motif pour TAngleterre de spéculer sur le dégagement du pôle , et d'y affecter sans délai la même somme , 25,000 li v. sterling , qu'elle affecte à une recherche qui est de pure curiosité , tant qu'existent ces deux obstacles.

Les lecteurs assez sages pour suspendre leur jugement et douter jusqu'à l'expérience, doivent recueillir dans ce 3^. article trois arguments bons à opposer aux Zolles ; savoir :

(7i), le discord inévitable des vrais inventeurs avec leur siècle, et l'heureux augure à tirer de ces idées neuves qui rompent en. visière au siècle, comme celles d« Colomb et Galilée.

(75), le sort des inventeurs français, payés par la diffamation, la spoliation et la calomnie.

(80), le danger de se prendre aux apparences d'exagération que présente nécessairement une précieuse dé-» couverte*

Fort de ces trois arguments et de eehii de la fausse nouveauté (58), un homme impartial sera déjà en mwure de réfuter les détracteurs , même sans recourir aux arguments scientifiques et spéculatifs, qui sont le sqet de» ire. et 2». parties.

Les trois médianteâ. La i^^, (II, 149) n'a point été achevée; on en trouve la suite au Giter^Logue (lom« suiv.). Ces deux articles forment une collection de douw prodiges sociétaires, tableau trés-»propre à piquer la cu" riosité et soutenir l'attention de Tétudiant.

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La 2®. est une réplique aux lecteurs pointilieux qui, au Keu d'envisager Tensemble de la théorie sociétaire , les moyens et le but , s'arrêtent h chicaner sur les menus détails; C'est communément le vice des Français, tous eneiins à Tergotisme. Au lieu de ces objections vétilleuses dont ils voient (II, 189) la faiblesse, que ne fixent-ils leur attention sur les grands moyens de crédit dont s'étaie cette invention , entre autres les trois exposés (II, 394) sur l'avantage vraiment brillant d'être si bien adaptée aux besoins actuels des souverains , à l'urgence de trouver une ressource nouvelle pour l'acquittement des dettes et l'absorption des ferments révolutionnaires!

La S^'. (II, 232) est un acheminement à l'article Pivot direct {Ib., 304), dont le sujet est si neuf, que j'ai cru devoir j préparer les lecteurs par une thèse de métempsycose débattue dans cette Médidnte. C'est, dira-t-on, un article romanesque. Peu importe. Je ne le donne pas sous le titre de dogme , non plus que le Pivot-direct , qui est pour satisfaire les partisans de l'unité de l'univers (voyez Avant-Propos).

Le Pivot-direct. Cet article donné à titre de conjectures ANALOGHîues ne fait pas ici corps de doctrine , et n'a que des rapports éloignés avec la théorie de l'Associa tion. Je l'ai beaucoup abrégé et réduit au strict nécessaire en thèse d'àiialogie universelle.

Au reste , il est bon de reproduire l'alternative mentionnée h r Avant-Propos. Veut-on considérer cet article comme romantique ? c'est un roman louable , en ce qu'il répand du charme sur la doctrine de l'immortalité de l'ftme. Veut-on le croire digne de confiance? on y trouve dans ce cas l'avantage d'exciter l'espérance d'un avenir heureux et le dédain pour les doctrines soit-disant libé-

raies y qui, vantant l'ordre civilisé et éloignant les esprits de l'Association y retardent l'avènement de nos âmes au bonheur de l'une et l'autre vie.

L'Intermède, l'ai cru devoir donner quelqu'étendue A ce plaidoyer qui me paraît de la plus haute importance. Les littérateurs, savants et artistes, peuvent décider su^ hilement le passage du genre humain à l'Harmonie , s'ils veulent exciter à cette fondation l'un des grands person-^ nages ou riches propriétaires sur qui Hs ont de l'infhience. Pour amener à ce point les beaux esprits, j'ai dû leur faire leur confession générale dans les deux moyens négatifs y et leur montrer le but dans les deux moyens positifs.

Il suffirait déjà du premieir moyen (II, 352) , pour les stimuler à cette démarche : mais où peut craindre qpé l'appât d'une immense fortune soit enclore insuffisant , el que l'amour-propre ne parle plus haut que la cupidités On voit les marchands mêmes commettre cette faute et se ruinpr à plaisir pour écraser un rival ; on peut bien soupçonner les philosophes d'être plus esclaves encore de l'amour-propre, que le marchand qui se vante de mépriser la gloire.

Il a donc convenu de les aviser en grand détail sur les^ dangers de leur position de plus en plus critique , san& espoir de retour. Leur perte est déjà consommée dans l'état actuel de la civilisation ; c'est bien pis lorsqu'une science nouvelle et fixe vient confondre leurs vieilles controverses, enseigner au monde social les voies de la véritable Harmonie , la fusion d'intérêts des grands et des peuples, et l'art de concilier (II, 448) l'amour des richesses avec la pratique des vertus.

C'est à eux à méditer sur les trois perspectives présentées (II, 433), et à considérer qu'un siècle si notoi-

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rement engagé dans les routes du mal ne peut espérer les voies du- bien que d'une théorie eontradictoire areo les sophismes dominants.

Si les philosophes perisistaieot à s'ateuglef sur leur fâeheuse position , ils mériteraient la devise , aures ha-^ BENT ET NON AUDiENT. Jo Ta! adoptée sans applicatioa-gé« nérale : j'invite |es philosophes à faire exception , ne pas se ranger dans la classe des longues oreilles, et comprendre que dans cette conjoncture décisive, il faut se rallier à Tavis de leiurs coryphées , Gondillae et Bacon , oublier tout ce qu'an a appris des 4 facultés du sophisme*

Un incident plus que probable et qu'ils doivent peser , c'est que la défection d'un seul d'entre eux entraînera for^ cément la masse : or, manquerait-on à trouver dans leur compagnie divers partisans de la doctrine sociétaire ? Elle séduira plus d'un philosophe sous le double rapport d'intérêt et de gloire.

l'use d'une comparaison : tout capitaine disgracié et privé de service dans son pays s'estimerait fort heureux si le prince voisin lui offrait un grade bien supérieur, celui de général ; il n'hésiterait pas à changer de patrie; Telle est l'aubaine qui s'ofiQpfr à tous les philosophes ; une fortune brillante, sans autre démarche que d'abandonner de vieilles controverses décréditées , une industrie usée , ingrate, suspecte et se dénonçant elle-même (voyez à r Avant-Propos, les devises dialoguées ).

En- renonçant à ces vieilles chimères, les écrivains, loin déjouer le rôle odieux de transfuges, se montreront en amis sincères de la vérité , prompts à suivre sa ban^ nière dès le premier instant où elle apparaît au» humains • S'ils l'ont dédaignée dans l'étal actuel , ils sont à demijustifiés par les disgrâces qu'ils auraient encourues dans

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une attaque purement négatÎTe, ou dénonciation des neuf earactères du régime eiTilisé (H, i29), sans indication du remède.

La scène change : l'issue du dédale est évidemment découverte , et il y aurait folie de vouloir y rester, da moment où l'on peut en sortir. D'ailleurs^ quel rCÀe vont jouer dès à présent les vieilles controverses? Le monde social dupé depuis si longtemps par les sophistes Va applaudir à la doctrine qui écrase le serpent et nous ouvre des voies de richesse et* de bonheur. La philosoplûe va se voir abandonnée de tous les hommés.bien pensants, réduite comme Catilina à fuir avec une poignée de compficesy à déclarer une guerre ouverte à la vérité qu'elle feignait de servir.

D'autre part, quelle bonne fortune pour tant d'écrivains qui cherchent un sujet ! En fût-il jamais de plus fécond que la réfutation positive de la philosophie ? Tant qu'on ignorait la théorie des destinées et du mécanisme des passions, on ne pouvait attaquer celte science que négativement, par le tableau de ses bévues : elle était forte de l'ignorance commune, et pouvait défier ses agresseurs de fajre mieux. Aujourd'hui on la terrasse en lui montrant tous les degrés du bien où elle pouvait parvenir, si elle eût suivi quelqu'un de ses i2 préceptes (II, 129) ; on liii démontre que, sur chaque problème, comme celui de la liberté {Ib., 182), elle s'est refusée tratlreusèment à se rallier aux principes qu'elle nous recommande.

C'est donc pour les écrivains le sujet le plus brillant , que ce procès de la philoiophie, par réfutation posùive, et il est , je ne j^aurais trop le dire , fort heureux pour eux que la découverte des lois du mouvement social soit échue à un homme presqu'ilKtéré , à moi , profane et intrus dans

le monde sayaDt , moi qai , ayant passé ma vie à des fonctions mercantiles iout-à-rait incompatibles avec les études y n'ai pas pu songer k m'instruire, et ne peux que livrer tout brut le diamant dont un coup de fortune m*a valu la découverte, le calcul de l'unité universelle.

La nature, dans cette faveur, se montre judicieuse et fidèle à son système de partager ses dons. Si ma découverte lût échue à quelque grand personnage de la hiérarchie savante, à unLeibnîtz^ un Voltaire, qui aurait su la parer du charme oratoire, c'eût été pour lai trop de lustre; il aurait tout éclipsé* La nature agit sagement en livrant l'invention la plus précieuse au plus obscur des hommes : tous les savants et lettrés pourront y prendre part , chacun en ce qui est de sa compétence : les littérateurs et sophistes s'empareront de la partie passionnelle et sociale ; les naturalistes, des calculs d'analogie (Pivot Inverse); les physteiéns et chimistes, des problèii^es aromaux; les géomètres, de l'application mathématique, etc. Chacune des classes jouira d'un lot suffisait; elle le devra à l'obscurité , à l'impéritie de l'inventeur qui n'est pas en état de tailler ce diamant. Ce serait donc bien à tort que les savants me reprocheraient mon infériorité; elle est pour eux un gage de participa^ lion , un acte de sagesse distribuliye dont ils doâveiit rjBr mercier la fortune.

Je regrette que l'espace ait manqué pour achever l'arr licle Pivot Inverse et la Note E, où ils auraient entrevu la beauté du domaine qui va être livré à leur industrie, surtout dans la branche àe naturalogie ou hisioire naturelle (i).

(i) Ce nom d'histoire naturelle est si équivoque , si irrëgulier ,

884 AMlIÈaE-PE€^P08.

Je saisis celte occasion de recommander aux naiura* listes Tentreprise d'un ouvrage qui sera bien nécessaire en étude d'analogie, un traité des Transitions en tous fégnes, c.-à-d. des produits mixtes ou ambigus, servant à lier les séries et famiNes ou groupes. Ces ambigus, comme le coing et le brugnon, la cbauve-souris et le casoar, sont faciles à discerner : il faudrait en avoir des tableaux gradués, une échelle régulière. Il serait bien urgent aussi d'avoir un tableau des produits pivotaux, formant, comme le 4ion et le cèdre, un pivot de série: mais les naturalistes auraient de la difficulté à discerner les pivots et sous*pivots r tant que je n'aurai pas donné un traité des séries mesurées : quant aux produits de transition , il leur sera très-facile de les reconnaître et en former des tableaux en échelle régulière.

Même demande à faire au sujet des passions : il faudrait, sur chacune spécialement , des tableaux de nuances graduées, tels qu'on en trouve dans l'Encyclopédie à Tarticle PASSIONS. Je ne doute pas que les Aréopages scienti* fiques ne tiennent aucun compte de ma pétition ; aussi ne i'étepdrai-je pas à l'indication d'autres ouvrages non existants , et dont le besoin se fera sentir , soit lorsqu'on passera à l'Association , soit dans les études provisoires

qu^on peut reprocHler aux naturalbtes leur retard a imiter les chimistes qui ont rectifie en plein une vicieuse nomenclatore. Pourquoi une science qui admet le nom tris-exact de minèralo- (fie, n*admettrait-elle pas de même ceux de végétalogie, animaloffie et naiuralogie 9 Ce goût de confusion dans le genre didactique est un des mille travers qui ont retardé la découverte du calcul des Séries pass., ainsi que celle des diverses garanties, dont la plupart sauraient été déterminées Êicilement par des esprits amis de la méthode , et enclins a en faire Tapplicaiion générale.

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auxquelles on pourra se livrer sur la neuve et charmante science de Tanalogie unÎTerselle.

En terminant cet Arrière-Propos , je réitère que le morceau eût exigé au moins trois feuilles (48 pages), selon le plan qui était de rallier et élayer de commentaires Jes 32 subdivisions des « deux premières parties , > parce qu'on ne compte pas les pivots en mouvement.

A défaut de ces notions qu'il n'y a pas d'inconvénient k différer, j'invite les lecteurs à se rattacher aux thèses principales, comme celles de la 1'^. partie sur les pro* priétés de Dieu, sur les droits naturels véritables ^ droits si différents de ceux dont nous leurre la philosophie. Le but ici est de désabuser ceux qui ont encore un reste de confiance à cette science , de la confondre par ses doc^ trines mêmes, comme ses douze principes {II, 129), et les droits {Ib., 163) subordonnés, quant à leur exercice, aux trois conditions (/&.> 172). Ce sont là des questions de haute et sage politique; celui qui s'en sera pénétré ejt qui les possédera assez bien pour en faire un sujet de thèse contre la philosophie , pourra se flatter d'avoir satisfait au précepte de Gondillac et Bacon , d'avoir refait son entendement et s'être dégagé en plein des prévenu tions philosophiques,

La plupart des lecteurs dédaignent ces graves discussions : je leur ai ménagé des arguments à leur portée , et qui, sous des couleurs facétieuses, no sont pas moins pressants. Tel est le Post-Agibule (II , 206) sur le paie^ ment de la dette anglaise , et par suite des autres dettes publiques de chaque état : tels sont les calculs d'har-r monies matérielles et spirituelles;

Mater. (47), Gis-Ambule sur les melons : Spirit. (135), Trans-Ambule sur les volailles.

En ligaat ces blaeties, rbomme le moins exercé reconnaît d'emblée que rAssociation serait une source d'accords miraculeux au physique et au moral , et qui plus est 9 de richesse incalculable , même pour les beaux esprits qui ont refusé de s'en occuper , et qui pourtant y trouveraient tous une mine d'or dans les récompenses unitaires ( II , 352).

C'est sur de pareilles inconséquences qu'on deyra les remontrer : sans être exercé comme eux en dialectique , il suffit de les ramener sur la perspective des prodiges de l'Association (II, i49 et tom. suiv.) : x^bacun» en leur exposant ces résultats du lien sociétaire, sera fondé à leur reprocher de n'avoir pas donné une seule page k cette recherche.

L'excuse d'impossibilité n'est plus admissible» quand le procédé est découvert et pubUé » et il y aurait malveillance notoire, obscurantisme effronté, chez ious ceui qui opineraient à en différer l'essai.

Ainsi la cause du genre humain peut>» dans cette conjoncture , être confiée aux hommes les moins iastruils : chacun peut -confondre la philosophie en lui opposant ses principes mêmes ^11, i29) et ses opinions individuelles (Devises dialoguées, Avant-Propos }•

Augurons mieux de son discernement : espérons qu'elle jie hasardera pas à pareil affront , et que parmi les philosophes du 19®. siècle il s'en trouvera d'assez sages pour suivre la bannière des Montesquieu , des Socrate , des Condillac et autres Expectants (II, 120) qui ont tenu à honneur d'avouer l'infirmité de la science et d'invoquer la lumière.

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