‹ Théorie de L'unité UniverselleChapitre 4 sur 74 · DO LIBRE ARBITRE. X.X1II · texte numérisé non relu

DO LIBRE ARBITRE. X.X1II

vons donc, pour juger sainement de ses opérations, spéculer d abord sur l'action composée ou intervention de l'associé infiniment petit dans les opérations universales qui tiennent à un effet infiniment petit. Peut-on douter que le coopérateur de Dieu dans ces fonctions minimes ne doive être l'homme ou agent minime d'harmonie? •

Si les esprits, sous prétexte d'immensité , s'ébahissent à l'idée de ces opérations ; si , au lieu de raisonner avec calme, ils dissertent comme Don Quichotte frappé de visions gigantesques , on pourra leur reprocher de manquer du Libre Arbitre rationnel qui ne dépend que d'euxmêmes et qui est l'opposé de la crédulité, ainsi que je Tai démontré dans l'exposé des sept conditions à exiger d'un inventeur.

S'ils ne savent pas s'élever à cette indépendance des préjugés; s'ils dédaignent cette boussole des sept garanties de vérité, ils se privent par là même de leur Libre Arbitre rationnel, pour se mettre sous le joug de* prestiges théologiques et philosophiques. Cependant ils ont des intentions confuses de s'initier à l'étude de la nature et des relations de l'homme avec la Divinité ; jamais ils n'en concevront de justes idées tant qu'ils se refuseront à la théorie d'unité et de contact d'extrêmes entre les infiniment petits et les infiniment grands.

C'est sur cette vérité que repose le gage des hautes destinées de l'homme et du partage que Dieu lui réserve dans la régie de l'univers. Le reproche de petitesse que la théologie adresse à l'homme est précisément le titre qui nous vaut l'immensité de faveur divine. Quant à la philosophie, qui veut faire de nous des colosses, des Titans aptes à opérer en mouvement social ou autre sans l'intervention sociétaire de Dieu, sans le concert avec l'Attrac-

tion, oracle de Dieu, ses opinions sacrilèges décèlent un dépit caché d'avoir manqué les voies de la nature et le plan de ses prétendus mystères.

Aujourd'hui qu'il est découvert et que les contes de voiles d'airain vont prendre place parmi les contes d'enfants, n'hésitons pas un instant à nous isoler des deux sciences qui nous ont dérohô trois mille ans le secret des lois de la nature et du bonheur social. Sur quelque autre point qu'on veuille les scruter, on les trouvera, comme dans la question du Libre Arbitre , toujours engagées dans les deux excès sans vouloir se^ rapprocher ni de la raison ni de la Divinité. Avec un peu de réflexion et en consultant cette analogie qu'ils recommandent sans cesse, ils auraient reconnu que c'est notre petitesse môme qui nous garantit plus de contact avec la Divinité que n'en ont les créatures d'ordre supérieur, les planètes, les tourbillons, les univers. . , .

Cette théorie de Tinfiniment petit n'a jamais été traitée eu sens concret ou composé , du matériel et du passionnel. Les physiciens et les géomètres en ont parlé, les uns abstraclivement , les autres simplement sans l'étendre au delà des emplois matériels; mais en l'appliquant au passionnel et aux destinées générales, elle devient pour l'homme un palladium de grandeur prochaine, un véhicule vraiment digne d'exalter son génie , dissiper ses défiances de bonheur et le remplir des plus hautes espérances. Une planète infiniment supérieure à nous en intelligence, n'a pas comme nous le gage de suprématie fondée sur le titre d'échelon ultérieur et infiniment petit harmonique, réservé par sa ténuité même à partager avec Dieu l'initiative des plus immenses mouvements de l'univers, . 5 i

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Après cos données sur nos attributions méconnues , procédons à juger ces aristarques pétris de préjugés sur la faiblesse de l'homme , et criant à la démence quand on fui pronostique de hautes destinées. J'ai donné à leur secte le nom d'ESTROPiÉ mental, privé du Libre Arbitre rationnel. Démontrons.

Un être n' est-il pas perclus de facultés , au moins en partie, quand il ne s'élève pas au développement matériel ou intellectuel assigné à son espèce. Par exemple , les esclaves russes , qui ne peuvent pas concevoir oe que c'est que la liberté, ou du moins pas concevoir qu'ils puissent en jouir, ne sont-ils pas en partie perclus d'esprit et comparables à celui qui est paralysé d'un membre ?

Même perclusion s'étend à la classe savante de notre Globe, sur la question des destinées concrètes en infiniment petit, question aussi neuve pour ces savants que le furent dans le temps celles proposées par Colomb, Copernic et autres. Jamais l'athéisme n'aurait pu germer si l'on avait eu des notions saines sur l'infiniment petit harmonique ; mais tant que les lois de la nature et des destinées ne sont pas connues, le calcul de l'infiniment petit harmonique ne peut pas être l'objet des études , et de là vient que cette question aujourd'hui est aussi vierge que le Traité entier de l'Attraction où elle occupe un chapitre.

Les savants de notre siècle étant privés de cet appui, de cette connaissance des Destinées harmoniques, il n'est pas étonnant qu'ils aient donné dans l'abus de la scienoe et adopté toutes les doctrines honteuses pour l'esprit humain : Athéisme , Matérialisme, Déisme et autres aberrations du génie simple. Jusqu'au jour de résipiscence on est bien fondé à les comparer en intelligence des destinées

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à l'esclave qui ne peut pas concevoir que la liberté soit faite pour lui.

Ces préventions contre la haute importance de ('infiniment petit ont dû se communiquer des savants au monde civilisé dont ils sont précepteurs, et sur les questions de ce genre le préjugé ne permet pas même la discussion. Or, comment qualifier celte paralysie factice en étude des destinées? On ne peut pas la nommer aliénation mentale, germe de démence , car rien n'empêcherait que le monde social ne s'en guérît comme d'une paralysie matérielle, et ne secouât tous les préjugés qui l'offusquent en matière de destinée : il suffirait qu'un écrivain ou capitaliste marquant donnât l'élan.

L'humanité ne manque donc point des facultés nécessaires pour sa guérison, mats elle est sur ce sujet percluse du Libre Arbitre par l'opacité des préjugés dont il lui serait fort aisé de secouer le joug, et qui lui ôtent la faculté de porter des jugements réguliers en matière de destinée. Je viens de le démontrer en traitant du destin des infiniment petits. L'examen de toute autre branche des Destinées nous mènerait à la môme conclusion , celle de paralysie intellectuelle du genre humain et absence de Libre Arbitre sur tout ce qui contredit les dogmes réunis de la philosophie et de la théologie, vraies mégères qui feignent de se (vouer à la recherche de la vérité) pour mieux asservir l'esprit humain, (le mieux plier aux disgrâces civilisées), et le (remplir de préventions) contre l'étude de l'Attraction et de la Révélation permanente, où il eût pu trouver depuis 2500 ans l'issue de ses antiques malheurs.

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