Tome II
a un peu de gonflement de la peau. On ne trouva rien non plus sur l’os frontal , la où l’on avait supposé une exostose syphilitique, qui, si elle eût réellement existé , au lieu de diminuer par l’usage des stimulans a haute dose , aurait augmenté et se serait terminée par la carie de l’os, vu que l’effet de la syphilis est toujours celui d’une inflammation qui augmente par tous les moyens propres a augmenter l’inflammation. Nous voyons donc, pour ce qui se rapporte directement a notre but, que dans la première partie déjà exposée de cette observation (première série, obs. xv), une diathèse de contre-stimulus a été réduite a la dernière extré-
mité par un traitement erroné, et combattue ensuite avec succès par les stimulans a haute dose et longtemps continuée. Dans cette seconde partie, nous
voyons que la continuation de la force stimulante a pu conserver long-temps la vie; mais n’ayant pas été augmentée autant qu’il le fallait, la vie a été encore en danger, et elle s’est enfin éteinte; ce qui est bien démontré par l’absence de la plus petite trace inflammatoire. On n’a trouvé non plus aucun indice d’altération organique locale, ni dans
le système circulatoire sanguin , ni clans tout autre organe , a laquelle on pût attribuer la longue maladie et la mort subite de l’individu.
Il serait peut-être h désirer de résoudre ici quelques problèmes assez curieux que le cas peut suggérer a l’esprit de ceux qui sont familiers avec cette matière; mais tout cela importe peu à notre sujet', aussi nous n’en parlerons pas pour le moment, et encore moins nous ne livrerons-nous à aucune discussion : il en sera question longuement lorsque nous traiterons ailleurs des deux capacités morbides.