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(i, lout composé de cruor presque noir. La porlion supérieure étant d’ailleurs h demi fluide , comme dans le cas précédent, il était aisé de voir que la différence se réduisait à cela ; que dans cet amas de sang, composé comme dans l’autre cas par le sérum mêlé à la fibrine non consolidée, il y avait encore une certaine quantité de cruor éparse qui le colorait et fortement, vu que peu de cruor suffit a colorer bonne quantité de fluide. Les saignées consécutives fournirent ensuite la couenne inflammatoire ordinaire, épaisseet dure. 11 s’agissait ici d’une entérite très aiguë qui eut une terminaison funeste chez un individu qui avait été plusieurs fois atteint de cette maladie , ainsi que par d’autres inflammations des viscères de la poitrine et du bas-ventre. Souvent aussi , et presque toujours même, on aperçoit un peu de cruor qui ne reste point uni a la fibrine lorsque le caillot se forme, et tombe au fond du vase comme sédiment sans cohésion ; phénomène que nous avons déjà noté avoir également lieu et assez fréquemment dans le sang extrait en cl al de santé.
Ces deux derniers modes de séparation du sang
flans les maladies inflammatoires, quoique ce ne soient que des exceptions a ce que l’on trouve généralement , doivent pourtant être observés avec attention par ceux qui débutent dans la carrière médicale, comme par ceux qui exercent déjà notre notre art depuis quelque temps. Ce sont des cas
rares, il est vrai, mais pas très rares , et le seront
moins encore si l’on y regarde plus souvent. J’en ai vu plusieurs, et j’étais médecin depuis un an environ , travaillant sous la direction d’un praticien distingué, lorsque j’ai eu occasion d’observer, pour la première fois, la première de ces deux variétés. Mon maître me parla , a ce sujet, de sang délié, scorbutique , purulent , et regretta beaucoup d’avoir prescrit une saignée. 11 s’agissait d’une inflammation lente pulmonaire qui se termina par la mort aubout de quelques mois, et pendant laquelle on ne pratiqua plus de saignées. Si le médecin eût été moins timide , il est probable qu’on aurait peutêtre saigné le malade comme il le fallait, et peutêtre aurait-il vécu plus long- temps. Quelques années après, au contraire, j’ai vu différentes fois ces deux variétés de séparation, et dans mes cliniques et dans
ma pratique particulière; et ayant reconnu les maladies pendant lesquelles ce phénomène avait lieu pour des inflammations bien évidentes, cette coagulation singulière du sang ne m’intimida point et ne m’empêcha pas de répéter les saignées autant de lois que je le crus nécessaire. La guérison des malades, excepté le seul cas que nous avons rapporté plus haut, m’a prouvé qu’il fallait en ellet en agir ainsi ; et j’ai observé que dans les saignées consécutives, la triple séparation ordinaire avait lieu et présentait une couenne dure et épaisse. Mais comme ce sont des cas qu’on rencontre rarement, et qui ont quelque chose d’étrange pour celui qui ne les a jamais vus , ils font toujours une certaine impression et a ceux qui entourent le malade, et au médecin, qui, intimidé parles autres autant que par lui-même, peut suspendre les saignées lorsqu’il eût été plus nécessaire encore de les répéter. Et si le médecin réfléchit que tout ce qu’il y a de singulier dans ces phénomènes se borne en ce que le sérum et la fibrine fluide contractent une certaine union , dans un cas, sans cruor, et dans l’autre avec une très petite quantité
de cette substance, il devra renoncer, si tant est qu’il y ait pensé, a la crainte de la dégénérescence
des humeurs, reste d’anciennes erreurs en méde-
cine; et il se persuadera que ces phénomènes ne sont pas de nature a devoir suspendre le traitement d’une inflammation. Nous verrons plus tard que, par ce que nous venons de dire, on peut se rendre compte de bien d’autres phénomènes.