‹ Théorie de la procédure civile (volume 2)Chapitre 155 sur 285 · I. SI · texte numérisé non relu

I. SI

mes par le chef du gouvernement reçurent la promesse de l'inamovibilité.

On songeait alors à reconstruire et à remplir les vides de la destruction. Cette procédure , si naturelle et si simple , telle que l'avait faite le décret du 3 brumaire an ii ; ce droit sacré de se présenter seul , de se défendre seul devant les tribunaux ; cet affranchissement des formes et de la gêne d'un mandataire imposé ; toutes ces théories , si belles dans les hauteurs de la spéculation , et si vaines dans les humbles voies de la pratique , avaient déjà coûté fort cher à un grand nombre de familles. On était venu à reconnaître que les excès sont toujours dangereux ; que l'entier anéantissement des règles avait fait disparaître des garanties précieuses , et qu'un guide ofïert par la loi , soumis à la surveillance des magistrat^ , à l'action de désaveu , et à tous les effets d'une sévère responsabilité , valait mieux qu'un premier venu libre de tout frein , vendant à prix démesuré son officieuse assistance , et les secours de son ignorante présomption.

Les avoués furent rétablis par la loi du 27 yentôse an vni. « On n'a fait en cela, disait

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