‹ Théorie de la raison impersonnelleChapitre 31 sur 36 · ET DU SENS COMMUN EMPIIIIQI/E · texte numérisé non relu

ET DU SENS COMMUN EMPIIIIQI/E

sens commun de l'époque qui doit suivre, comme cela est arrivé souvent dans l'histoire des siècles passés. 11 ne faut être ni trop confiant ni trop superbe dans les lumières du sens commun empirique, car ces lumières peuvent être trompeuses, et d'ordinaire elles sont inférieures aux clartés nouvelles dont chaque jour la science vient éclairer le monde. Encore une fois, ni l'autorité de cette espèce de sens commun, ni le consentement universel qui en dérive, ne sont des preuves décisives de la vérité d'une doctrine. Ne se peut-il pas, en effet, que ce consentement universel soit' tout simplement le résultat d'une de ces causes d'erreurs communes à l'espèce humaine tout entière, et que Bacon, dans son langage figuré, appelait idola tribus? Une opinion qui nous paraît revêtue du consentement universel n'a droit de notre part qu a un examen plus sérieux et plus approfondi, car elle peut être fausse comme elle peut être vraie, et pour s'en assurer il n'est pas d'autre moyen que d'éprouver la solidité des fondements sur lesquels repose ce consentement universel, par l'expérience et la raison, seuls critérium de la vérité comme de Terreur.

Voilà à quoi se réduit l'autorité du sens commun empirique , dont s'arment tant d'esprits à rencontre des idées nouvelles. Cette autorité est

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