‹ Théorie de la valeur, avec une réfutation des théories de Rodbertus, Karl Marx, Stanley Jevons & Boehm-BawerkChapitre 11 sur 184 · CHAPITRE 1. LES RICEIESSES HUMAINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. LES RICEIESSES HUMAINES

contrée autrefois riche en forêts et transformée depuis en terres labourables, pour l'eau potable eu temps de sécheresse, etc.

Les richesses des deux catégories que nous avons distinguées se ressemblent en ceci qu'elles doivent toutes être ca[)ables de satisfaire un besoin ou un désir humain et être, pour cette cause, recherchées par l'homme; en d'autres termes, elles doivent posséder quelque « utilité » ou montrer du moins certaines qualités qui les rendent propres à noire usage.

Ce n'est que grâce à ces qualités que les hommes se mettent en rapport avec les richesses et que celies-ci obtiennent ainsi une valeur. Nous aurons spécialement à rechercher dans quelles circonstances cela arrive et de quelles formes de valeur il peut être question. Pour l'existence de n'importe quelle forme de valeur, il faut cependant que le rapport avec l'homme soit possible. Lorsque des causes extérieures éloignent de lui les richesses, même les plus utiles et les plus recherchées, celles-ci restent pour lui sans valeur (1).

L'existence d'une certaine utilité dans les choses ou, du moins, de quelques qualités qui les rendent propres à l'usage est non moins ttécessaire pour qu'elles possèdent de la valeur. Donc, lorsque une chose, sous n'importe q^ielle influence particulière, par exemple à la suite d'une alléralion quelconque, perd son aptitude à satisfaire des besoins ou des désirs humains et devient, par conséquent, inutile, elle perd également — mais cette fois par des causes intérieures — sa valeur toute entière. Dans ce dernier cas, la chose ne peut même plus être rangée parmi les richesses humaines et est rayée du nombre des biens.

(1 Von Thûnen disait déjà avec raison au sujet du blé, dont l'utilité est généralement reconnue : « Comme toute autre marchandise, le grain n'a pas de valeur s'il ne trouve pas de cônaommateurs. » (J. H. von Thijnéx, Der Isolirte Staat, tome I, traduit en français par J. Laverrière sous le litre : Recherches sur Vinfluence que le prix des grains, la richesse du sol et les impôts exercent sur les systèmes de culture. Voir sect. I, § v h., 3« édit. Berlin, i8*/6, p. 36 ; trad. fr., p. 31.)

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