CHAPITRE XIV. CONSIDI-.UATIONS GENERALES
Ja fuis, possède pour ces consommateurs, à cùlé de sa hnule valeur d'usage, une certaine valeur de production que nous connaissons par notre étude ante'rieure ; l'eau, pourtant, ne possède pas généralement de valeur d'échange. Te! n'est pas le cas pour le blé, le pain et la farine, achetés au compte commun par la population d'une commune. Le système communiste, nous l'avons montré plus haut, pourrait introduire à ce sujet des économies essentielles ; il pourrait de même prévenir la falsification de ces denrées de première nécessité que sont le pain et la farine ; mais, en définitive, la commune, tout comme le consommateur privé d'aujourd'hui, aurait à acheter le blé au marché ; dans le cas où la commune serait producteur de blé, elle aurait de même à vendre au marché le surplus de sa production. Evidemment, il en serait ainsi jusqu'à l'époque où un nombre suflisant d'autres communes auraient réglé, selon le mode communiste, la production et la consommation de leur blé, nationalement ou même internationalement. La production ou la consommation en commun du blé, du pain et de la farine, introduites dans une seule commune ou dans quelques communes seulement, n'empêcheraient donc pas ces articles de conserver, à côté de leurs valeurs de production et d'usage, leur propre valeur d'échange et, par suite, leur prix de marché particulier. Le blé, le pain et la farine ne seraient pas soustraits, par une telle mesure, à la sphère de l'échange et aux spéculations capitalistes. L'avantage matériel immédiat dont jouiraient les groupes qui auraient pris cette mesure, consisterait dans le dessaisissement des intermédiaires, c'est-à-dire dans la disparition de la difïérence entre te prix de marché général et le prix de jnarché spécial et local.