PARTIE I. — INTRODUCTION
Colle llléorie de la valeur, partant ainsi de l'ulilité parliculiôre de chaque chose, devait manifester un caractère essentiellement subjectivisle, de sorte que toutes les difficultés qu'offrent objectivement et la production des richesses et le marché des produits ne pouvaient pas être envisagées et moins encore résolues par les représentants de celte doctrine économique.
On peut déjà compter |)»rmi eux, si l'on veut, Thûnen, mais surtout, parmi les anciens, l'économiste allemand H. H.Gossen,. plus lard, Jevons, de l'école anglaise, Karl Menger et Bohm- Bawerk de l'école autrichienne, Léon Walras de l'école française, et enfin toute une école américaine plus récente, représentée par John B. Clark, Carver, Seligman, etc. C'est là toute une série d'économistes que nous pouvons considérer, plus ou moins, comme représentant l'Economie officielle contemporaine, telle qu'elle est enseignée de préférence dans les universités.
Opposée à ce courant dans toute son étendue, la deuxième catégorie d'économistes représente la Théorie dit coùt-de-pro~ duclion, on, sous sa forme la plus prononcée, la Théorie de la valeur-de-travail. Nous pouvons compter parmi eux tous ceux qui, depuis Adam Smith et Ricardo, en passant par John Siuart Mill jusqu'aux écoles de Rodbertus et de Karl Marx, ont plus ou moins conséquemment, présenté le travail comme la base naturelle de la valeur.
En comparant leur théorie à celle du premier courant, nous pouvons dire qu'elle est tombée dans l'autre extrême.
Karl Marx, son représentant le plus autorisé, a fait abstraction de toutes les qualités particulières des diverses richesses humaines; dans les produits, en tant que porteurs de valeur, il n'a pu voir autre chose, en définitive, que des « cristaux de
exposée dans le livre : The Organisation of Labour, 2e éd , p. 11, est acceptée par Jevons comme la sienne. (Jevons, loc. cit , édit. 1888, p. 421:. cf. Irad. franc., p. 102.)