‹ Théorie de la valeur, avec une réfutation des théories de Rodbertus, Karl Marx, Stanley Jevons & Boehm-BawerkChapitre 71 sur 184 · LA VALEUR-DE-TRAVAIL SUBJECTIVE · texte numérisé non relu

LA VALEUR-DE-TRAVAIL SUBJECTIVE

Adam Smith croyait trouver dans le travail « la mesure réelle » {the real measure) de la valeur d'échange.

« Le priv réel de chaque chose, ce que chaque chose coûte réellement à celui qui veut se la procurer, c'est la peine ell'embarras qu'il doit s'imposer pour l'obtenir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l'a acquise et qui désire en disposer ou l'échanger pour quelque autre chose, c'est la peine et l'embarras que la possession de celte chose peut lui épargner et qu'elle peut imposer à d'autres personnes. » (1).

Avec celle définition, nous nous trouvons entièrement dans le domaine de la valeur-de-travail subjective. II est vrai que Smith lui-même est encoreconfusdans l'exposition de sa théorie et que, quelques lignes seulement avant la phrase que nous venons de citer, il part d'un tout autre point de vue : la valeur d'une denrée quelconque ne serait pas déterminée par le travail du producteur, mais par la « quantité de travail que cette denrée le met [le possesseur] en état d'acheter ».

Hicardo reproche à Smith l'ambiguité de sa doctrine et remarque qu'après avoir défini « avec tant de précision » la source

(1) Adam Smith, Wealth of Nations, livre I, ch. v, p. 38; cf. Irad. Garnier, édition 1881, t. I, p. 35.

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