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PPS
tits s inde t, murs ns.
md = dd à:
laits. pot, LS bas st
ainsi de nombre de biens non-économiques que l'homme n'utilise, pour ainsi dire, qu'accidentellement, mais au sujet desquels, dans les autres cas, on ne saurait parler d'un
rapport d'usage, Ainsi, la lumière du soleil, la pluie, la mer comme telle (à distinguer d'une quantité quelconque d'eau de mer que l’on emploie par exemple pour la fabrication du sel) appartiennent à cette catégorie. Bien que leur utilité pour la vie végétale ainsi que pour la vie et la santé des hommes et des animaux soit hors de doute et doive même être considérée comme infiniment grande, nous ne parlons point, généralement, de la valeur d'usage de la lumière du soleil, de la pluie, de la mer. Il en est autrement pourtant dès que l’homme peut approprier ces richesses naturelles (1).
De prime abord nous avons discerné les deux notions de
(1) M. Vox Bônu-Bawerk, (Kapital und Kapilalzins, t. IT, chap. 1, $ n°, avec nombre d’autres économistes, ne met ici en jeu que la rarelé des choses qui, naturellement, comme nous le verrons encore, exerce une influence essentielle. Mais il a le tort de ne compter qu'avec elle et il se laisse entrainer à des conséquences singulières :
« Vis-à-vis des biens, prétend-il, qui sont seulement utiles, l’économe pratique se comporte avec négligence et indifférence. » (loc, ct., p. 143.)
C’est peu probable, l’économe pratique se gardera bien de le faire. De plus, las grande majorité des richesses, sans exception, doivent être considérées comme « seulement utiles ». Au même titre que « la coupe d’eau, puisée à la source », dont parle M, Bôhm, elles peuvent ètre remplacées plus ou moins les unes par les autres, du moins dans une vie sociale plus ou moins réglée. Plus tard, nous aurons encore l’occasion de faire remarquer que les frais de production influent encore ici sur la valeur d'usage. Pour le moment, cependant, nous n'avons qu’à récuser cette observation si peu fondée de M. Bôühm ainsi que cette aulre qu’il en déduit : « Pratiquement, pour notre bien-être, de tels biens ne sont que des zéros et nous les trailons en conséquence » (loc. cit.). La conclusion à laquelle aboutit l’auteur est la suivante : € Tous les biens ont de l'utilité, mais ils n’ont pas tous de la valeur, Pour que la valeur prenne naissance, il faut que la rareté accompagne l'utilité ». D'où l’on peut déduire, comme le pense M. Bôühm : « Tous les biens économiques ont de la valeur, tous les biens librement accessibles (alle freien Güter) sont des non-valeurs » (loc. cit., p. 144). On voit que cette théorie n’exprime pas à fond la différence entre « utilité » et « valeur » et nous amène à des conclusions réellement fausses, Je peux choisir un cabinet de travail exposé au midi pour pouvoir jouir de la chaleur du soleil, et j'établis ainsi un rapport d’usage entre cette chaleur et ma personne. Je peux aussi prendre des bains de mer pour me fortifer ; dans l’un et l’autre cas” ce n’est pas précisément la « rareté » de la chaleur du soleil ou de l’eau de la mer qui me séduisent. La chaleur et le bain ont cependant pour moi une certaine valeur, bien que toutes deux puissent ètre pour moi « librement accessibles. »,
besoin et de désir, ainsi que les notions plus où méins paral-
lèles d'étre ulile où de pouvoir servir à l’usage des hommes.
Ces deux séries de notions, — celle de besoin et d'utilité d'une part, de désir et d'aplitude à servir de l’autre, — ne se confondent pas entre elles; mais pour notre analyse nous avons à compter avec toutes les deux.
Pouvoir servir à notre usage est la notion la plus vaste, la notion générale. Elle n'exprime que la seule aptitude des biens à être employés par lPhomme de manière à satisfaire un désir humain ; elle s'applique également au cas où le consommalcur considère ce désir comme tel, comme désir ou caprice même et au cas où le consommateur juge son désir bien fondé et le considère comme un besoin personnel urgent. Avec la notion d'utilité qui a un sens plus restreint que la précédente, se combine en même temps un jugement sur la légitimité ou la non-légitimité du désir et sur la question de savoir si un besoin humain réel lui sert de base.
Ce jugement sur la légitimité ou la non-légitimité peut différer d'après la personne qui juge, ainsi que d’après les circonstances particulières dans lesquelles se fait la consommation. [l peut différer de même d’après le point de vue d'où l’on juge l'utilité, fait qui a amené encore certains auteurs à distinguer différentes sortes d'utilité : utilité purement économique, utilité morale, etc.
Des bijoux, des bibelots, des fleurs exotiques, des boissons alcooliques possèdent des qualités spéciales qui les rendent propres à l'usage de nombre de gens. Quant à affirmer qu'ils possèdent de l'utilité, c’est un point sur lequel on peut être d'opinion très différente.
Un homme quelconque peut considérer comme satisfaisant un besoin humain tout naturel et raisonnable les parfums et les couleurs de certaines fleurs précieuses, qui caressent l’odorat et la vue ; un autre peut en juger tout autrement. De même l'opinion d’une seule personne peut différer aussi bien d’après la quantité et l'origine des fleurs, que d’après la circonstance dans laquelle elles se présentent.
Pouvoir servir à l'usage de l’homme est donc, pour une