‹ Théorie de la valeurChapitre 39 sur 61 · EL · texte numérisé non relu

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ss Le THÉORIE DE LA VALEUR 179 la valeur de production sénérale ou sociale des biens tant que cette valeur montre encore son caractère e primitif de simple valeur de travail) En d’autres termes, jusqu'à quel point la valeur de production personnelle apportée par un producteur particulier à une denrée quelconque pourra- t-elle compter lors de sa réalisation dans le prix du marché et à quelle valeur de production sociale devra-t-elle être estimée égale ?

Les deux questions se posent en même temps dès que la concurrence vient placer les produits du travail de diltérents producteurs les uns à côté des autres comme des grandeurs commensurables.

La science économique n'a pas eu de grandes difficultés à déterminer la notion générale de la ls de production en tant que simple ul ; déjà l'économie classique J'a fait dépendre de ce principe que le travail doit être considéré comme la substance créatrice de la valeur apportée aux richesses par l’homme lui-même en tant que producteur. Cependant, dans la science économique, la confusion et l'incertitude deviennent générales dès qu'il s’agit d'indiquer les principes constitutifs de cette valeur et dès qu'il faut discerner les facteurs qui en déterminent la quantité.

En effet, c'est là une des questions théoriques les plus obscures de la science économique, question que vient compliquer encore la diversité du travail humain différant selon les catégories spéciales de la production.

Lorsqu'il s’agit de l'expression du coût de travail personnel en valeur-de-travail sociale, Pon compare communément, dans chaque branche particulière de production, des quantités de travail de la même espèce ; souvent, dans ce - cas, nous pouvons essayer immédiatement de distinguer les facteurs qui déterminent, et la quantité de chaque valeur-detravail et la différence entre les diverses quantités. Tel ne sera pas le cas généralement lorsque nous aurons à comparer le travail dans des sphères différentes de la production.

Supposons qu'un ouvrier, en travaillant toujours dans les mêmes conditions et par suite avec les mêmes moyens techniques, dépense une journée, une heure, etc., de travail à la production d’un objet, deux journées, deux heures, etc,, à

; ï , : E la production d’un autre objet ; le dernier objet peut êtres considéré, d'ordinaire, comme ayant mis en mouvement ct« absorbé deux fois plus d'énergie potentielle que le premier « de sorte qu'il représente deux fois plus de valeur-de-travail.M De même, lorsque deux personnes, À et B, travaillent dans” les mêmes conditions de production et s'occupent de la fabri-w calion de produits pareils, il peut arriver que A en confec-« tionne, dans la même unité de temps, une quantité deux ou trois fois plus grande que celle qu'en produit B ; alors il faut d'ordinaire considérer la valeur-de-travail représentée par le produit de À comme deux ou trois fois plus grande s que celle du produit de B, malgré l'égalité de la durée du travail.

En termes généraux, nous pouvons dire, que la valeur-detravail d'un produit varie en raison directe de la durée et de l'intensité du travail qu'il coûte (x). £

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