G87 dollars (i) ». - i
Supposons maintenant qu’à un moment dclermme de a
période de production dont nous parlons ici, la demande c e rails d’acier à un endroit quelconque dos Llats-Unis ait etc telle que les produits d’entreprise comme notre établissement n” 2, soient déjà partiellement superllus, la demande totale n’exiiçcant guère l’arrivée d’articles fabrirpiésà ces Irais particuliers ; il est possible alors que l’établissement n" 2 et tous ceux qui ont eu les mêmes frais de fabrication, doivent cédei leurs articles an prix de revient sans faire aucun profit. Dans ce cas ce serait là le prix de marché des rails d’acier dans la zone de vente en question aussi longtemps que l’état du marché resterait le même. Et, distinguons bien, ce serait le prix démarché ijénéraldcs rails d’acier, ayant force pour tous les établissements i[ui ont voulu vendre des rails d’acier dans
celle luènic zone de tU'biL . , . i* • i
Un cntreproiienr industriel c[ui serait a ineinc d oITin des
rails d’acier à 27.G87 dollars la tonne, tout en augmentant ces frais de production du profit moyeu dans son industrie particulière, aurait fabrii[ué, dans 1 état donné du maiclié, a des conditions de production moyennes. La valeur de production personnelle (le profit inclus) de cet cnlreprencui coïnciderait ici avec le prix de marché général.
Si, dans l’état donné du marché, il y avait eu des ciitrcprcneur's de rails d’acier pouvant seulement offrir leurs articles avec des frais de production plus élevés que ceux de l’établis-sement n» 2 indiipié pins haut, — il est certain que ceux-ci n’auraient pas pu réaliser le total de leurs Irais de produc-
(i) Loc, cii., p. ïOS.
lion. Non seulement ils irauraient pas pu faire de prolit, mais ils auraient dù même vendre leurs articles avec perle. En disant cela nous ne tenons pas compte de ce que ces entrepreneurs auraient pu retirer leurs articles du marche (la possibilité de le faire variant avec chaque article et les dangers de sa conservation), jusqu’à ce que les conditions du marché soient devenues plus favorables à la fabrication des rails d’acier (i). Cette dernlcrc issue se présente soinent aux entrepreneurs menacés d’avoir travaillé avec perte.
D’autre |>art, pour la période de production que nous avons choisie à titre d’exemple et dans les conditions données du marché, tous les entrepreneurs qui auraient pu porter au marché des rails d’acier avec des frais do production moindres que ceux de rétablissement n® 2, auraient pu réaliser un profit et ce profit aurait été égal a la dilVérencc entre le prix île marché (jénêral cl \q\iv propre prix de revient. Les entrepreneurs dont le profit surpasserait le profit moyen fait dans cette branche d’industrie, obtiendraient ainsi ce qu’on appelle un surplus de projît. En somme, il n’y aurait qu’un seul cas dans lequel coïncideraient entièrement le prix de marché gé~ Itérai et la valeur de production personnelle et c’est le cas, déjà relevé, où un entrepreneur, tout en ajoutant à ses Irais de production le profit moyen dans sa sphère d’industrie, pourrait encore porter au marché des rails d’acier au prix net de 27.G87 dollars par tonne.
Le principe général s’imposant à la constitution de la valeur d* échange et du prix de marché se formule donc comme il suit :
La valeur d'échange et le prix de marché iPiine marchandise coïncident, sous le régime de la libre concurrence capilaUste, avec la valeur de production subjective de la gnnntité de cette marchandise qui est fabriquée et portée au marché dans les
(i) Lo rapport cité par nous dit : « Les produits sont souvent vendus au prix de revient cl cela s’appii(|ue sptu'ialciiK^nt aux rails d’acier en Grande-Brcti*'<ne, lorsque la dcMuande est faible et TolTrc abondante 11 en est de meme du IVomenl et (rantres arlicles qui s’échangcnl entre ce pays et la ILande-Brctagne. » {Loc ci/., p. 171).
TIIÉOUIE DE LÀ VAÎ EUU
conditions les moins favorables^ mais #y*u est encore absolumeni nécessaire à la satisfaction de la demande totale de cette marchandise^ telle fjtdelle se fait valoir au marche. La valeur de production subjective de cette ipiantUe de la. marchandise compiiend le profit moyen usuel de la branche d uiduslrie a kupielle la marchandise appartient.
En ce qui conccrïic les produits (le 1 ogriciillure, le piincipc que nous venons de l’oriuuler a ét(* déjà reconnu cotnnie principe général de la conslitulion des prix depuis le leinps de Ricardo. Nous nous trouvons ici au cœur de la discussion soulevée par la théorie du maître classique. Le prix de niaiché est-il, coninae le pense llicardo, régi [>ar les Irais de production dé[)ensés dans les circonstances les plus défavorables (^the most unfavorable circonstances) ? Devons-nous, au contraire, nous ranger à Lavis de certains autres (*coiioinisles et le développement général de la protluction se caraclerisel-il précisément par le lait que les marchandises pn^duites et apportées au marché avec les moindres frais régissent le prix démarché pour toute la quantité de la marchandise v(miduc ? Ce prix de marché décide-t-il, en définitive, des Irais rpic Ton peut rationnellement dépenser a la production de
chaque article de consommation ?
La discussion à ce sujet a surtout porte sur des mots. Lorsque la théorie de Uicardo admettait que la quantité de hlé produite dans les circonstances les plus défavorables décide du prix du hlé, elle ajoutait expressément la l'cserve que cette quantité fiit encore nécessaire à 1 a[)provisionnement du marché. D’autre part, les économistes, qui prétendent qcc les marchandises produites dans les conditions les plus favorables règlent le prix du marché, ont toujours siq)posé tacitement que les marchandises, produites dans ces conditions, suffisaient à satislaire la demande totale et ellective.
Les marchandises produites dans les conditions les plusdefavo' râbles, mais nécessaires encore pour satisfaire la demande, ou bien les marchandises jiroduites dans les conditions les plus favorables et avec les moindres frais, mats suffisant en tout cas a pmirvoir à la demande du marche, — voila deux notions cpii se recouvrent dans la réalité.
rnÉOHlE DE LÀ VALECK
Selon notre opinion il s agit ici dans les formules du même principe régissant la constitution de la valeur d échange et du prix de marché et ce principe s’applique également a tous les produits du travail humain partout où ils s’échangent au marché sous le régime de la liljrc concurrence enti(‘ producteurs et consommateurs.
Dans ragriculturc la dilTércnce en rente foncière rapportée par divers champs et l’existence de ce que Marx a appelé la renie (////ércn/iV//c s’expliquent par le seul fait que, d’une part, les champs plus fertiles ou mieux situés peuvent livrer le hlé au marché avec tics frais en travail et en capital moindres <[ue ceux des champs moins fertiles ou mal situés, tandis que, d'antre part, le prix est le meme pour tout le hlé apporté au marché.
Dans l’industrie se présente un phénomène analogue. Les grands entrepreneurs industriels travaillent d’ordinaire dans des conditions exceptionnellement favorables; ils possèdent les moyens techniques les plus développés et l’outillage le plus perfectionné : ils peuvent faire des économies considérables sur les matières premières et secondaires ou sur les frais de transport. Ils sont donc généralement à meme de réaliser un surplus de profit, ce qui peut leur permettre de payer des dividendes exceptionnellement élevés aux actionnaires de leurs entreprises en dehors de toutes les dépenses pour rente foncière, intérêt des capitaux empruntés, etc.
Le principe général que nous venons de dévelojiper mène, dans certains cas, à des conclusions spéciales que nous avons encore à exposer. Les résultats définitifs de la lutte engagée au marché entre acheteurs et vendeurs sous le régime de la libre concurrence se font connaître dès le moment où les rapports entre l’oITre et la demande de chaque marchandise sont connus des deux parties. Le prix de marché définitif, fixé comme nous l’avons dit, nous fait seulement voir chaque fols le résultat final de la concurrence telle qu’elle se présente au marché, lorsijue les deux éléments constitutifs de la valeur d’échange sc trouvent en présence. Ce résultat final, cependant, peut nous indiquer parfois dhme façon très nette le(piel des deux groupes, producteurs ou consommateurs, a
TUÉOUIK DE LA VVLEL’K
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THÉORIE DE LA VALEIR
étt' au niavclié le plus fort et jusrjn a (juel point il a pu impo scr sa volonté à l’autre.
Supposons (ju’à un inoinent doniu^ la deiuando des consommateurs surpasse sensd)lement pour une inaicliandise cpielconque l’oirrc dos producteurs, l n aclicteur commencera alors à surenchérir l’autre et h faire hausser ainsi le prix de la marehnndise ; les vendeurs de leur côté s'entendront entre eux , aRn d'atteindre le plnsliant prix possible. La lutte de la concurrence. plus intense cette fois dans un des deux groupes, entre les dilTéreuts acheteurs, — pourra en éliminer ipieUpiesuns, en pins grand nombre à mesure cpie le prix de maiche hausse. On voit (pie le jeu du marché se réalise ici par une série de tùtonnementsjuscpi’àcecpie l’écpiilihresoit obtenu ; les lluctuations du marché vont et viennent et dillérents prix peinent se poser avant ipie soit fixé le prix de marche déjînilif. A ce moment l’oIVreetla demande de la marchandise en rpiestion sont d’un poids égal, c’est-à-dire cpie la (piantité de la marchandise (jui est oITerte au prix fixé est encore réellement demandée à ce |)rix. Lors(|ue, dans le cas cpie nous venons de supposer, la demande ne diminue pas sulhsamment en (piantité, — la nature de la marchandise en cpiestion ex(îrce ici une infiuence prépondérante. — le prix de marché général pourra monter même juscpi’au niveau de la valeur de production personnelle (frais de production -h profit moyen) des cpiantités de la marchandise ollertes dans les circonstances les plus d(>favorahlcs. Dans ce cas ce sont ces marchandises /ohrirpices ef parlées an marché dans les circonstances les plus défarorah es qui régissent le prix du marché. Evidemment la possdnlité n’est pas exclue que momentanément, dans le cas supposé, le prix de marché surpasse même la valeur de production personnelle des marchandises fabriquées et portées au marché dans les circonstances les plus délavorahlcs. G est a de tels moments qu’au marché la valeur d’usage attribuée par les consommateurs aux marchandises commence à jouer un rôle prédominant dans la fixation du prix de marché, meme pour des articles dont la valeur d’échange montre ordinairement la tendance la plus prononcée à coïncider avec la valeur de production. Cependant, pour la très grande partie des
articles d’usage journalier, il ne s agit ici que de cert.ains moments de rareté exceptionnelle; sous le régime de la lihie concurrence entre consommateurs et producteurs, 1 état du marché tel que nous venons de le décrire, sulfit cl ordinaire pour attirer immédiatement une quantité plus grande ^de capital et de travail cju'autrefois dans la production de 1 aiticle dont la demande est si exceptionnellement élevée. L oITre de l’article en question augmente donc et la conséquence en est liientôt la baisse de ce prix de marché exceptionnel.
Supposons maintenant cpi’au marché le cas contraire so produise, c’est-à-dire qu’à un moment donné l’offre d’une certaine marchandise surpasse sensiblement la demande, soit que l’approvisionnement du marché paraisse abondant, soit que la demande reste inférieure à la moyenne.
Que se passe-t-il? L’un après l’autre, les vendeurs, étant cette Ibis les plus faibles, précisément à cause de l’abondance de l'oITre, se défont de leurs marchandises à un prix de plus en plus faible, tâchant, chacun pour soi, de se sauver autant que possible et de réaliser le profit moyen dans leur branche de production en dehors de leurs frais personnels. Les acheteurs, d’autre part, sentant bien qu'ils ont le dessus cette fois, s’entendent les uns avec les autres, afin de faire hai.sser le plus possible les prix de vente. Très souvent, comme nous le verrons encore, la baisse des prix peut faire augmenter la demande comme d’autre part elle peut diminuer l offre. Supposons, cependant, que malgré la tendance à la baisse, l’oIVre continue sans cesse à surpasser la demande ellcctlve ; il est possible, dans ce cas, que seuls les producteurs (|ui ont pu fabriquer et apporter leurs marchandises dans les circonstances les plus favorables, réussissent à réaliser dans les prix de marché la valeur de production personnelle (profit inclus) de leurs marchandises. Cette fois ce sont donc ces marchandises jahrupiées et portées au marché dans les circonstances les plus favorables qui régissent le prix de marché
général .
Aotons bien cpie la notion « circonstances les plus favorables » est tout autre ici que la notion « conditions lechnifpies les plus favorables, mais accessibles à tous a que nous connaissons depuis
3l6 THÉOUIE DE LA VALEUR
notre analyse de la valeur de production sociale. Il s agit ici exclusivement de Téchange.
Dans le cas supposé le principe général exposé par nous conserve sa force, mais comme le marché est plus que suflisamment approvisionné, les marchandises fabriquées et livrées dans les circonstances les plus favorables prennent en même temps la place de ce que nous a\ons appelé les marchandises produites dans les conditions les plus défavorables, mais necessaires encore pour satislaiie la
demande.
11 est évident aussi que, momentanément, le prix de marché peut descendre meme au-dessous de la ^alcu^ de production personnelle que représenh^nt pour les producteurs les marchandises fabriquées et portées au marché dans les circonstances les plus favorables. Mais, une lois encore, il ne peut être question ici que d un état temporaire et exceptionnel du marché, du moins en ce qui concerne la très grande partie des articles d*usagc journalier. La libre concurrence entraîne nécessairement les producteurs a retirer du capital et du travail d’une brandie de production trop nourrie, et la diminution de rolTre fait hausser immédiatement les prix de marché. N’oublions pas que, dans le cas ou le prix de marché coïnciderait par exemple avec la valeur de production subjective des marcliandises produites et portées au marche dans les circonstances les plus lavorablcs, les producteurs qui ont du travailler dans les conditions les plus défavorables, ou du moins moyennes, ne l'éussiront probablement pas à réaliser le prollt moyen dans leur branche de production, en admettant même qu’ils trouvent une compensation sulfisanle a leuis propres frais de production.
Nos recherches nous ont lait voir déjà que l état du marche tel qu’il se retlète dans le résultat linal des oscillations des ])i'ix, c’est-à-dire dans \e prix de niarehê général et définitif est iniluencé aussi bien par toutes les ^a^iations de la demande des consommateurs que par celles de 1 ollre des producteurs. I^’olfro des producteurs jieut rester invariable, en meme temps que la demande des consommateurs augmente ou diminue ; ce dernier fait peut avoir dilTercntes causes, J^e
rapport de rolTreàla demande, auquel nous avons allàire, en définitive, au marché, subit immédiatement dans ce cas des variations proportionnelles. Mais ce rapport subira une variation non moins certaine et non moins immédiate, iorsqu au contraire, par une des causes nombreuses qui peuvent inlUier sur elle selon la nature de chaque marchandise, rolfrc des producteurs augmente ou diminue, lu demande restant invariable. Lequel des deux phénomènes s’est présenté en réalité? Se sont-ils meme présentés tous deux ) Le prix de marché n en porte pas la moindre trace, parce (ju’il ne rellète jamais, répétons le, que le résultat final des influences exercées par rolfro et la demande, chacune de son cùté. C’est précisément la complexité de l’action de ces deux facteurs, offre et demande, et la multiplicité des causes qui peuvent inlluer sur l’une et sur l’autre qui nous expliquent l’instabilité du marché et ce lait connu que le prix de marché de certaines denrées peut parfois
hausser ou baisser de minute en minute.
D(mx conséquences découlent de tout ce que nous venons d’exposer : En premier lieu, l’offre et la demande s’équilibrent seulement à un prix de marché iléterminé ; c’est-a-dire qu un prix déterminé est toujours supposé, lorsque nous disons que rolfre et la demande d’une marchandise quelconque s’égalent. Secondement, le simple fait que 1 oflre et la demande se font équilibre pour une marchandise à un moment donné ne peut nous informer nullement du point où elles concordent ; c’est-à-dire que ce fait ne nous explique pas . quel sera à ce moment le prix de marché général de la marchandise.
La vieille formule économique que la valeur et le prix de marché des marchandises sont déterminés par « le rapport entre rolfre et la demande » doit donc nous paraître vide de sens. Le fait qu’au marché l’olfre et la demande concordent exprime simplement ceci qu’il existe au marché un état d’équilibre par rapport à elles. Si donc, pour une marchandise quelcon([ue, les variations dans le rapport de l’olfre à la demande peuvent souvent nous expliquer les oscillations dans le prix de marché de celte marchandise, ces variations ne nous expliipient jamais pounjuoi le prix de marché s'arrête préci-
. — 1ÂÎ
TIIEOTUF DE VALEUR
srmcnl à un ])oinl dolermiiio cl on se (ronvc cc point (\).
Dans toiil ce qui prccccle nous avoiv^ rencontre, dans ri)l1Vo des producteurs, un des deux facteurs qui décident de la situation du niarclié. D’autre part, nous avons vu que le rapport entre l’oITre et la deniandc jieut réagir généralement sur roIlVc même des producteurs, en les obligeant à retirer du marclié une quantité de caj)ital et de IraAail, lorsque les prix du marclié sont excejitionnellement bas, ou au contraire en les amenant à consacrer plus de capital et de travail à la ])roduction do leurs articles lorsque les prix du marché sont excessivement hauts. 11 s'agit ici d’une action et d’une réaction régulières : la production inilue sans cesse sur les rapports du marché, mais ceux-ci, de leur côté, influencent non moins régulièrement la production des denrées.
En cc qui concerne la consommation, une action réciproque analogue se présente. La demande totale et elTectivc des consommateurs constitue le second facteur dans la constitution de Eétat du marché, h coté de l’ollre des producteurs ; nous avons fait remarquer déjà que la hausse du prix de marché peut avoir comme conséquence une diminution de la demande
^ i) Non moins vide de sens est la conoepliun de Karl Marx à ce sujet. Il admet ((u*en économie jxdititjiie l’on suppose que rofTre et la demande se foui équilil)re, Lien que ceci ne se manifeste que par hasard ; si l'écononiie politu[ue fait celle supposition c’est « d’ahord, pour étudier les phénomènes sons leur forme régulière, conforinément à la eonccplion qu’elle en a, indépendamment des apparences ([ue leur communique le mouvement de l’olTro et ilc la demaude; ensuite [tour constater et fucr pour ainsi dire la vraie tendance de ce mouvement. » ou plutôt, si l’on traduit correelenieiit « la tiîndancc réelle du mouvement des phénomènes ». (a Uni die hrscheinungen in ihrer ffeselziwissitjen. ihrem Be^riJJ' entspreckenden Oestalt zu betrachten, d. h. sie :u betrachten unabhntKjùf von dem dnrch die Btweffwvj ron JS'aebfrafje and Zufnhr hervorfjebrachien Schein. Andrerseit/t, um die wirkliche Tendenz ihrer Beweffuntf nufzujînden^ tfeivissermnssen zu Jijriren. »). Karl M\r\, Dus KixpiOd, l. Ht. première partie, ch. x, Irad franv., p. 302, texte original, !>■
Il ü’est pas plus raisonnable de vouloir étudier les pliénomèncs du marehé iiulépendaiiiment des nueluations de l’oirre et de la <lcmande, que (le vouloir étudier les dilTérences en hauteur de la mer. indépeudammeiit des Iluclualions que causcnl le lliix et le rellux. Fn elTet, les phénomènes qii’otlVenl au marché les aciions de l’olTre et de la demande no sont pas des pliènoménes extérieurs n'iulluciiçant les prix du marché que par accident ou liien en « apparence » : ce au contraire des facteurs réels dans la constitution des prix.
TIIÉOUIE DE E.V VALEUU 1 9
des consoniiiialcurs, comme, d autre part, la baisse de ce piix peut amener l’extension de cette demande.
Aous avons déjà relevé le fait (pi’avcc nn prix de marché exceptionnellement bas, les producteurs ne peuvent pas réaliser souvent leur profit, on même parfois leurs propres frais de production. Ce qui plus est, il peut leur arriver, l’état du marché étant défavorable, d’avoir fabriqué des quantités considérables de leurs articles restés ensuite invendus, se détériorant. devenant inutilisables à la longue pour la simple raison que le marché n’en peut pas absorber les quantités apportées. 11 en ressort ipie la demande des consommateurs n’est ni indéfmimcnl ni sans réserves susceptible d’extension.
Le degré jusqu’anqucl cette extension est possible dépend beaucoup de la nature de chaque marchandise. Ricardo appelait par exemple le pain nn article pour lequel la demande des consommateurs « n’augmenterait pas considérablement » si les frais de sa production baissaient de 5o O O par suite de quelque grande découverte dans la science de l’agriculture ( i). En ce qui concerne les articles d’une antre espèce, an contraire, la diminution des Irais de leur production de ,'jo o/o pourrait faire doubler ou même décupler la demande à leur égard, attendu qu’ils pourraient être mis à la portée du grand public précisément par cette diminution et par la baisse proportionnelle qui s ensuivrait pour leur prix de marché; souvent il suffirait alors de quelques o.scillalions et la prodnclioii s’adapterait à la nouvelle demande. Que l’on se demande si la lecture des journaux n’est pas devenue générale dans les dernières dizaines d’années pour une cause analogue, partiellement du moins. Que l’on pense aussi h raugmciitation considérable de l’iisoge des timbres et dos cartes postales après les diminutions successives dans le prix de l’alTrancliissement. Et ainsi de
suite.
On comprend qu’un article tel que le pain, une fois que la production en est snflisantc par rapport aux besoins totaux de tonte une population, ne rencontrera pas faci-
(l) Uu-.MVüo, Principles, cli. ïsx, Irait. iVanç., p. 3î3.