‹ Théorie des belles-lettresChapitre 11 sur 112 · homme esl esprit et, à ce titre, en possession de deux · texte numérisé non relu

homme esl esprit et, à ce titre, en possession de deux

faculté- essentielles : d'une intelligence par où il voit le

i m- l.i réalité présente ou dans une représentation

qui est un souvenir; d'une volonté par où il tend au bien

lu mal.

• un corps vivant et. comme tel, doué des

cinq sens qui mettent l'animal en rapport avec le monde

riel.

L'homme est esprit et corps, et de l'union de ces deux

;ii- procèdent en lui deux facultés nouvelles que nous

appellerons mixtes, à raison de leur situation mitoy< une

entre les sens et les puissances de l'esprit pur. Nous ne

vouions d'ailleurs que les décrire brièvement et avec une

-ion suffisante, telles qu'elles sont, de fait, dans notre

nature humaine, élevées, par leur étroite union avec des

facultés plus hautes, à une dignité qu'elles n'ont pas chez

l'animal.

M ii' nt de nous guinder au-dessus de notre condition native pour nous faire singer l'ange et Dieu.

Dieu lui-même connaît mieux notre nature, qu'il a faite, et

ii daigne s'accommoder à notre besoin du sensible jusque dans

les communications les plus sublimes dont il favorise ses

saints. A Bainte Gertrude, fini B'en étonnait un jour. Notre-

'ii répondait : « Comme autrefois le mode et l'économie

de mon Incarnation, de ma Passion, de ma Résurrection ont

été marqués d'avance par les Prophètes, au moyen d'images

similitudes mystiques; tout de même aujourd'hui les

spirituelles et invisibles ne peuvent s'exprimer devant

l'entendement humain que par comparaison avec des objets

connus. Voilà pourquoi personne n'est autorisé a dédaigner

ce qui s'offre sous une image corporelle; mais chacun doit

mettre son étude à mériter de tirer des images corporelles

>'• ini lli( i. et !'■ goûl des délices de l'esprit. » (Vie

aintt Gertrude. Livre IV, chap. xxi.)

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