homme esl esprit et, à ce titre, en possession de deux
faculté- essentielles : d'une intelligence par où il voit le
i m- l.i réalité présente ou dans une représentation
qui est un souvenir; d'une volonté par où il tend au bien
lu mal.
• un corps vivant et. comme tel, doué des
cinq sens qui mettent l'animal en rapport avec le monde
riel.
L'homme est esprit et corps, et de l'union de ces deux
;ii- procèdent en lui deux facultés nouvelles que nous
appellerons mixtes, à raison de leur situation mitoy< une
entre les sens et les puissances de l'esprit pur. Nous ne
vouions d'ailleurs que les décrire brièvement et avec une
-ion suffisante, telles qu'elles sont, de fait, dans notre
nature humaine, élevées, par leur étroite union avec des
facultés plus hautes, à une dignité qu'elles n'ont pas chez
l'animal.
M ii' nt de nous guinder au-dessus de notre condition native pour nous faire singer l'ange et Dieu.
Dieu lui-même connaît mieux notre nature, qu'il a faite, et
ii daigne s'accommoder à notre besoin du sensible jusque dans
les communications les plus sublimes dont il favorise ses
saints. A Bainte Gertrude, fini B'en étonnait un jour. Notre-
'ii répondait : « Comme autrefois le mode et l'économie
de mon Incarnation, de ma Passion, de ma Résurrection ont
été marqués d'avance par les Prophètes, au moyen d'images
similitudes mystiques; tout de même aujourd'hui les
spirituelles et invisibles ne peuvent s'exprimer devant
l'entendement humain que par comparaison avec des objets
connus. Voilà pourquoi personne n'est autorisé a dédaigner
ce qui s'offre sous une image corporelle; mais chacun doit
mettre son étude à mériter de tirer des images corporelles
>'• ini lli( i. et !'■ goûl des délices de l'esprit. » (Vie
aintt Gertrude. Livre IV, chap. xxi.)