S31 fr
Livres sterling 60 583.452
Marcs banco. . 280.707.013
Francs belges. 518.209.291
Fl.de Hollande 150.549.519
Fl.de Francfort 110 341.200
Reich smarcs . . 63.275.492
Total
5 862.807 290 ir.
magne débitrice de l’Angleterre, et que, d'autre part, l'Allemagne avait dû, pour pourvoir aux dépenses de la guerre, placer eu Angleterre, des bons à courts termes, au remboursement desquels elle faisait face, en 1872 . et 1873 , avec le produit de l’indemnité de guerre.
DK l’iNDEMNITK DK GUEIIRK
Sur les 60 millions de livres sterling- achetées par le gouvernement français, il en a été converti en valeurs allemandes 31,687,315.
Sur les 280 millions de marcs banco, il en a été converti 120,194,296 en valeurs allemandes.
Sur les 518 millions de francs belges, il en a été converti 210,966,580 en valeurs allemandes.
Sur les 150 millions de florins de Hollande, il en a été converti 33,361,898 en valeurs allemandes.
Par contre, les 690,907,104 tlialers ne proviennent que pour 415,205,378 thalers d’acquisitions directes; le reste a été obtenu par la conversion des valeurs que nous venons d’énumérer, savoir :
thalers par la conversion de 22,621,312 florins de Hollande .
thalers par la conversion de 161,383,961 fr. de Belgique.
thalers par la conversion de 116,136,790 marcs banco .
thalers par la conversion de 24,000,985 livres sterling.
Les florins de Francfort ont été acquis :
directement .
parla conversion de2,167 ,309 florins de Hollande parla conversion de 4,010,699 fr. de Belgique, par la conversion de 200,000 marcs banco, par le conversion de 2,528,544 livres sterling-.
Les marcs banco, qui avaient d’abord été reçus
RAPPORT SUR LE PAYEMENT
sans décompte par l’Allemagne et qui ont cessé d’être libératoires après la loi qu’on peut appeler la loi de démonétisation de cette monnaie spéciale, ont donné lieu à des conversions inverses; une certaine quantité a été convertie en valeurs allemandes, et une autre quantité est provenue de la conversion de valeurs anglaises, belges et hollandaises.
Sur les 280,707,013 marcs banco qui sont entrés dans le portefeuille du Trésor:
207,566,408 9,483,638 24,321,351 39,335,616 Enfin, les 15,266,175 185,329 5,788,672 42,035,316
provenaient d’achats directs.
de la conversion de 8,463,621 florins de Hollande, de la conversion de 45,571 ,919 fr. de Belgique, de la conversion de 2,894,698 livres sterling. 63,275,492 reichsmarcs provenaient :
d’achats directs.
de la conversion de 109,654 florins de Hollande, de la conversion de 3,857,506 marcs banco, de la conversion de 2,061,356 livres sterling.
Si nous prenons comme type le change sur Londres, nous trouvons que le cours moyen auquel ont été laits les achats est de 25 fi*. 4943. Du mois de juin 1871 au mois de septembre 1873, le cours coté le plus bas a été de 25 21 I /4 en juin 187 1, et le cours coté le plus élevé a été de 26 18 3/4 en octobre 1871. En 1872, le cours coté le plus bas a été de 25 26 1/4 en avril, et le cours coté le plus
élevé, a été de 25 68 1/2 en novembre. En 1873, du mois de janvier au mois de septembre, le cours coté le plus bas a été de 25 33 en mars, et le cours coté le plus élevé à été de 25 57 1/2 en juin.
La grande hausse qui s’est produite au commencement de l’opération, et qui a maintenu pendant plus de deux mois le prix de la livre sterling aux environs du prix de 26 francs a eu lieu sous l’influence d’achats faits avec un peu de précipitation et au moment où les caisses publiques raréfiaient la monnaie métallique pour faire des payements à Strasbourg.
Le change est une matière de spéculation, et la plupart des banquiers qui en fournissaient au Trésor vendaient leurs propres effets, sauf à se remplacer ou à se couvrir par des rachats ultérieurs. Le marché ne s’est pas formé tout de suite sur l’ échelle qui était nécessaire, et il y a eu au commencement une sorte de presse qui a surélevé les cours. En second lieu, les vendeurs de change étaient bien obligés de liquider leurs opérations par des exportations quelconques, lorsqu’ils n’avaient pas en portefeuille des effets provenant d’exportations antérieures, et une des matières les plus propres à l’exportation est, à toutes les époques et dans toutes les circonstances, le nu-
RAPPORT SU R LE PAYEMENT
méraire. Ils étaient donc acheteurs de monnaies françaises— p v <»*>, Ci. C -v*
Si le Trésor raréfiait lui-même les espèces au moment où ses vendeurs de change en avaient besoin, il leur faisait, par le fait, une concurrence qui, en élevant le prix des matières d’or et d’argent, devait faire en même temps hausser le prix du change.
Mais après cette petite secousse, les affaires se sont pour ainsi dire classées, et le prix du change s est renfermé, à partir de la fin de 1872 jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’en septembre 1873, dans des conditions modérées. Le traité dont nous parlerons plus loin, qui a été passé par le Trésor avec le syndicat de toutes les grandes maisons de banque del Lurope, pour la fourniture de 700 millions de francs en change, a été le point de départ et comme le régulateur des opérations de 1872 et 1873, et a permis au Trésor français de terminer ses achats dans des conditions qu’on peut considérer comme excellentes.
Nous examinerons dans la 5® partie de ce Uappoi t la nature des opérations privées faites par les banquiers, les commerçants et les industriels, operations qui ont amené sur le marché de Paris 1 énorme quantité de lettres de change sur les-
quelles on a pu faire toutes les transactions qui nous occupent ; niais, en ce moment, nous nous bornons à examiner les procédés employés par le Trésor français pour réunir un portefeuille en valeurs étrangères qui n’a pas contenu moins de 120,000 effets différents, et qui s’est élevé à plus de 5 milliards, si l’on fait le compte de toutes les lettres de change qui y sont entrées.
Ces procédés sont au nombre de quatre :
Le premier a consisté à faciliter la souscription première des emprunts à l’étranger, ou, ce qui revenait au même, le payement en valeurs étran-i gères de souscriptions faites en France.
Le second procédé, analogue au premier, a consisté à faciliter les anticipations de versements faites à l’étranger, ou faites en France en valeurs
étrangères.
Le troisième a été la combinaison d’une opération de change avec la garantie donnée à la souscription de l’emprunt de 3 milliards par les maisons de banque.
Le quatrième, enfin, a été l’acquisition directe sur la place.
La souscription du premier emprunt a fourni 213 millions de francs, et la souscription du second, 389 millions de francs en chancres étrangers.
^ il
Les libérations ultérieures successives ontdonné sur le premier emprunt 186 millions, et sur le second 985 millions de change, de sorte que, par
778 millions de francs en valeurs étrangères.
Un arrêté ministériel du 25 juin 1871 avait décidé, lors de la souscription du premier emprunt, que la livre sterling serait reçue à 25 fr. 30 c., le thaler à 3 fr. 75 c., le florin de Francfort à raison de 7 llorins pour 4 tlialers, le marc banco à raison de 2 marcs pour un thaler, et le papier sur la Belgique au pair.
Un autre arrêté rendu dans le même ordre d’idées, le 27 juillet 1872, lors de la souscription du second emprunt, fixait les cours suivants pour les versements des souscripteurs au Trésor en changes étrangers :
Enfin, il faut ajouter qu’un arrêté, en date du
ces deux procédés, le Trésor a réuni 1 milliard