LA COTE OFFICIELLE
cr Juillet.
Août. .
Octobre.
Novemb.
Janvier .
Février .
Mars. .
1872 10 Mai . .
10 Juin . .
31 Juillet .
10 Septemb.
20 Octobre.
1 1 Novemb.
31 Décemb .
10 Janvier .
10 Février.
30 J u i a . . 10 Septemb.
Dépôts de fonds à l'étranger .
Mais il y a une suite d’opérations qui a eu l’influence la plus décisive sur la situation des affaires en France et sur la solidité du marché français et dont il nous reste à parler : c’est celle qui a amené le dépôt des capitaux appartenant au Trésor chez ses correspondants à l’étranger.
On a vu que les versements à l’Allemagne ne pouvaient pas, aux termes des traités, avoir lieu en compte courant, mais qu’ils devaient être annoncés à l’avance et ne pas descendre au-dessous d’un minimum qui a, pendant quelque temps, été fixé à 100 millions de francs. Enfin, pendant la dernière partie de l’opération, les versements devaient avoir lieu mensuellement à raison de 250 millions de francs par mois.
Cependant, le portefeuille du Trésor contenait des effets venant tous les jours à échéance ; on pouvait les remettre à l’Allemagne lorsqu’un terme de payement arrivait avant leur échéance, mais ce n’était pas toujours le cas.
Il a donc fallu organiser à l’étranger un système d’encaissement et, après l’encaissement, un système de dépôts des fonds encaissés.
Lorsque les effets étaient remis à l’Allemagne
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RAPPORT SUR LE PAYEMENT
avant l’échéance, ils étaient passés à l’ordre du gouvernement allemand au moyen d’un endossement signé par le ministre des finances, et lorsqu’un nouveau ministre entrait en fonction, ou lorsqu’un ministre titulaire était momentanément remplacé par un ministre intérimaire, il fallait joindre aux bordereaux les pièces officielles établissant la qualité du signataire, la chancellerie allemande ayant toujours été très observatrice des formes. Lorsque les effets étaient passés aux correspondants du Trésor, ils étaient endossés par les agents de la Trésorerie française.
Les effets remis avant leur échéance à l’Allemagne donnaient lieu à un décompte d’intérêt; les effets échéant avant qu’on eût pu les comprendre dans un versement étaient envoyés pour être encaissés aux correspondants du Trésor à Londres, à Bruxell es, à Amsterdam, à Berlin, à Francfort, à Hambourg. Les fonds provenant de ces encaissements restaient chez ces correspondants à la disposition du gouvernement français, et portaient intérêt à son profit jusqu’au jour où ils étaient retirés pour être compris dans un versement à l’Allemagne.
11 est résulté de ce procédé, commandé par la fo rce des choses, que les capitaux destinés aux
payements à faire à l’Allemagne sont restés, on peut le dire, dans le mouvement des affaires jusqu’à la dernière heure.
Ce que le gouvernement français amassait de capitaux continuait, en réalité, à être employé dans les opérations financières du public, jusqu’au jour où les capitaux étaient transmis au gouvernement allemand.
Les sommes importantes qui étaient déposées chez les correspondants du Trésor devaient, en effet, être employées par ceux qui en étaient dépositaires, puisqu’elles étaient productives d’intérêt au profit du Trésor français.
Elles ont servi à prendre du papier à l’escompte surtout pour les dépôts formés en Angleterre, et à faire des reports dans les bourses étrangères, et probablement même à Paris.
Beaucoup de ces correspondants du Trésor à l’étranger consistaient, en effet, en maisons de banque associées ou servant de succursales à des maisons de Paris, et il n’est pas impossible que les fonds déposés dans ces sortes de succursales ne soient rentrés momentanément en France, pour servir à des reports sur le marché de Paris, sauf à retourner à l’étranger pour y être livrés aux agents français, lorsque ceux-ci en demandaient le retrait,
RAPPORT SUR IÆ PAYEMENT
Ainsi que nous l’avons dit, une agence française avait été établie à Londres, où elle fit office de correspondant du Trésor, pendant toute la durée de ces vastes opérations. Les sommes qu’elle a eues en dépôt ont été considérables ; elles provenaient des effets sur Londres, qui lui étaient envoyés pour être encaissés, et de la vente d’une certaine quantité de rentes 3 p. 100 que le Trésor a dû réaliser pour compte de la caisse de la dotation de l'armée, et qu’il a paru plus avantageux de vendre à la Bourse de Londres qu’à la Bourse de Paris, parce qu’on en a eu les fonds en lirves sterling. Cette vente a porté sur 4,008,000 de rentes.
' L’agence de Londres, outre qu’elle plaçait les fonds dont le Trésor n’avait pas l’emploi immédiat dans les payements à l'Allemagne, transformait en valeurs allemandes ce qu’elle possédait en livres sterling. Elle a fait également, mais sur une très petite échelle, des acquisitions d’or et d’argent b Les conversions en valeurs allemandes ont employé 31 millions 687,3 15 liv. sterling', et les acquisitions d’or et d’argent 1 million 132,094 livres sterling.
î II a été acheté des matières d'or et d’argent pour 1,132,09} livres sterling: les achats ont été conclus à Paris et payés par l’agence de Londres : ils iigurent par suite dans l es comptes de l'agenc e. Il en était de même des conversions de livres sterling en valeurs allemandes. Ces conversions étaient tantôt faites et soldées à Londres, tantôt faites à Paris et payées à Londres.
Nous donnons ci-dessous la situation du compte du Trésor à l’agence financière de Londres au dernierjourdechaquemois, depuis le 31 décembre 1871 jusqu’au 31 août 1873.