‹ Théorie des déterminants et leurs principales applications;Chapitre 37 sur 50 · RACINES COMMUNES A DEUX ÉQUATIONS · texte numérisé non relu

RACINES COMMUNES A DEUX ÉQUATIONS

(BRIOSCHI, Nouvelles Annales, Mars i855.)

Soient

! f (x) = a<) x" 4- «, x” -1 -H ... *4 - a n — o , <p (x) = b ü xf" 4- b { x n —' 4- . . . 4- b m = o

les deux équations , x t , x s ,..., x n les racines de la première

supposées inégales, et

Supposons que les équations ( 1 ) aient r (et seulement r) racines communes, on a la proposition suivante :

Théorème. Les r racines communes aux deux équations ( 1 ) sont les racines de celle-ci :

db

Cdh m x

rir — 1 ) d r Y X r 1 4- — — r-^ r X r

db r ~ % ‘db l

db db

db w

ou de cette autre

da

af — r

d'\ da ' da

da da

da

En effet, de l’équation ( 2 ) on déduit

dX

db Si

ct^X

~db Sl db s .

db Sx (lb u db $3

OU

r, == m — s t9 r 2 = ru — ... .

Si les équations (1) ont la seule racine commune Xj, la première équation ( 3 ) donne

(lW S ' v M„ *' V ' '

et, par conséquent,

dX dX __ db,„ '

résultat obtenu par M. Riehelot.

Si l('s ('quations (1) onl en commun les seules racines

.r, , Xî, la seconde des équations (3) donne

d’où

db Sï ( lb s

db

tn

2Vi ’” db m db^~ (• r '+- r J v, .’> dbi,<~‘ ix ' x ' y '’"

et les x, , Xi seront les racines de l'équation

~dbï

db db m i

d 7 V dbl x - 1

De même si les équations (i) n’admettent simultanément que les racines jr, , x 2 , .r 3 , la troisième équation (3) fournit

Vm ' 3 ’

dbmdb m ,

2 (x, -h Xj -f- X 3 )V lj#> 5,

rf 3 V / N , r

dbdbl^y~ 2 (' r ' Xl+ *1*. + *.*»)^,,,,, gj- *,*,*, V,.,,,,

et les trois racines communes seront en conséquence les racines de l’équation

d 3 V d bl x

db m db m —

db n db ' m - ,

En se laissant guider par l’analogie, on pourrait conclure à la généralité du théorème*, mais la méthode suivante, plus

féconde en conséquences, ne laissera aucun doute à ce

sujet.

Représentons

par P, le symbole d’opération i

d \ .?(.ç — i) rfV

SX *- 1 — h — - x *- 7

d \ a , dV s(s — t) rfv

r J sx s ~~ ! - l r*—* Æ

' ^ U-Jl L? ;.**

( — I ) J SX

db m - s + {

mf

>l\ il\

En substituant pour „

db m d

de la première (3), on obtient

9***9 leurs valeurs déduites

(«) Pi = V, (X — V 2 (j: — . . ,-f- V„(.r — x,)'.

Répétons sur la fonction V une seconde fois l'opération P,, c’est-à-dire formons le carré du polynôme Pi en changeant dans les dérivées les exposants en indices : on aura de la sorte

2 SX

dbj n db m dbm- x

2 db m db m . 2 s (s — I ) ( J — 2) d 1 V

db m db

m nt — 3

ou, en mettant pour -77-7» n — n — »••• leurs valeurs tirées

r db l m db m db m -i

de la seconde (3) ,

Si l’on fait subir à la fonction V une troisième fois l’opération P,, c’est-à-dire si Ton forme le cube du polynôme Pj en changeant dans les dérivées les exposants en indices, et qu’on ail égard à la troisième (3), on trouvera

et généralement l’opération P t , répétée r fois de suite, conduira à

(d) P r = 1.2.3... rV| 1 î,3 ) „.r(j!“-ï|) , (^ (* — «rV-f--».-

Actuellement, si les équations J (x) — o, <p (a:) = o ont une seule racine commune x t , on a

si deux racines communes ) x t ,

V — O > P| — O > Pj= 2V 1# j(x — .r,)' (a: — x a ) a ; si trois racines communes x, , x 2 , x 3 ,

et généralement, pour r racines communes x n x 2 ,. . x r , on aura

P r = 1 .2.3. . .r V|,,, 3 ... r (r — x t ) s [x — x t y. . . ( x — ar r )\

Donc, si, dans le symbole d’opération P,, on fait 5 = 1, les équations du premier, second , . . . , i* ime degré

Pi = o , P, = o , . . . , P,. = o

auront pour racines respectivement la seule racine x t commune aux deux équations f[x) = 0, <p (x) = 05 les deux seules racines communes x t , x 2 , . . . • les r seules racines communes x 2 , x* , . . . , x r .

Maintenant en faisant s = 1 dans l’expression de P, , et répétant r fois cette même opération P, , on obtient

db

ni

db r m 1 db

db m db m — 1

dï>C l

ce qui fournit la démonstration générale du théorème énoncé au commencement.

Supposons présentement que l'équation /(x) =0 contienne i groupes de racines, pour le premier desquels le degré de multiplicité des racines soit r, , pour le second /■ 2 , , pour le i li,n % t\ -, et soit fait H— -t— . . . -f- j\ = r. En désignant par V le discriminant de l’équation /(x)=o,

et par P, le symbole d’opération

dV

x* sx 1

da n da n x

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