Descartes pose f(x) = (a+ ax + a2)(x?+ Bix + fe
et l'identification lui donne
a+ Bi = À, di Bi + ao + fo — B.
a1B2+ ia —=C,
Si l’on fait alors a2+ Bo= y,
et si l’on élimine «1, B1, &, PB, entre ces cinq équations, on trouve une équation en y identique à celle que nous avons obtenue plus haut. Cela s’explique en observant que «, et G, sont les produits de couples de racines et &, + 6, est la fonction utilisée par Lagrange ; on pourrait tout aussi bien poser
Dr Ul ou y—=(xi— 8B:},
et y serait toujours une des fonctions possédant trois valeurs
identiques à celles que nous avons citées plus haut.
Méthode de Ferrari.
91. Ferrari, qui a le premier résolu l'équation du quatrième degré est parvenu à la même résolvante que Lagrange et que Descartes. Il écrit l’équation sous la forme
(1) (a+ Lx +2) = (- B +7) x? + (2 —— c) X + =D,
et il détermine y de manière à rendre le second membre égal
à un carré parfait; en écrivant cette condition, on retrouve
la résolvante de Lagrange, et y a encore la même significa-
tion que plus haut. Si l’on désigne par S? le second membre p: 7
de (1), lorsque y a été déterminé comme on vient de le dire, on à
A L2 2 —X — ‘— mi en == (2) DEEE D 10,
et l'équation du quatrième degré se décompose en deux autres du second degré qui fournissent les racines cherchées; on a ainsi
L1L2 — == S, Ls Ly —=
et, par suite, = L1L2 + Lg Li,
Méthodes de Tschirnaüs et d'Euler.