III. Quelques cas particuliers
14. Les considérations générales développées plus haut, pour une surface n'ayant que des singularités ordinaires, s'appliquent avec des modifications peu importantes aux surfaces données par les équations de la forme
où /est un polynôme en x et y.
Toute intégrale de différentielle totale relative à cette surface est, en dehors d'une intégrale de fonction rationnelle, de la forme
K dj^ -h S oTk
R, S et M étant des polynômes en .r ety. Des réductions simples (t. I, p. i68) permettent de la ramener à ,
R dx ^^dr
y{y)XB...L^f(x,y)
ySy) ^^^^^ ^^ polynôme en y, et A, 13, . . ., L des polynômes en j^; ely irréductibles et premiers avec /(^, y)-
De plus, la surface
coupe nécessairement la surface proposée
suiwanl deux courbes distinctes, c'est-à-dire qu'on peut trouver deux polj-nomes P et Q premiers entre eux et tels que
soit divisible par A(^,j)'). Les deux courbes sont alors
A(a7, jK) --= o, ^=: — -.
Pour un polynôme donné /(^,jr), l'étude complète des polynômes irréductibles A(^, y) serait de grande importance. La remarque suivante va nous être utile :
Supposons qu'un polynôme irréductible cp(^, y) divise une expression
u et ç étant deux polynômes en x et y^ premiers avec cp, et désignons par /nie degré de/*» Alors, pour
o (X, y) ~ o, on aura
R étant rationnelle en x et y. Ceci posé, cherchons à déterminer des polynômes U et V en x^ à coefficients rationnels en y, tels que
(a) IJ — \Hix; y)
s'annule quand cp(^, jk) == o- Pour de tels polynômes, on a certainement le polynôme en x
divisible par le polynôme en x, cp(^, y)\ la lettre y entre rationnellement dans les opérations. On pourrait prendre
mais arrangeons-nous de façon que le quotient de U- — ^^f{^0') par o[x^ y) soit en x de degré le plus petit possible.
Si uest le degré de cp, on peut s'arranger de façon que l'exprès-
,ir>0 CHAPITRi: I\.
sion (a) s'annule pour o(.r,y) = o, en faisant V = i , et en prenant pour U un polynôme en x de degré u. — i . Alors
sera un polynôme de degré 2 tj. — 2 au plus, si
2 tX — 2 ^ 7)1,
et le quotient de U- — V-/ par cp sera de degré li. — 2 au plus. Donc du polynôme o de degré a, nous passons à un polynôme (Di {oc^ y) de degré a — 2 au plus par rapport à .r et à coefficients rationnels en y. De cp, {x^y) on passera à un polynôme cpo {x^y) et ainsi de suite.
Il V a maintenant à distinguer suivant que m est pair ou impair.
Soit m impair. Si
2 [JL — 2 — m -H I,
on pourra encore faire la réduction, et l'on arrivera à un polynôme
de degré
Si l'on a
2 [JL — % — m-^-
on obtient un polynôme de degré
Mais on peut passer d'un polynôme o de degré — ^ — à un polynôme de degré ^^^— ^- au moyen du même raisonnement. On peut choisir un polynôme U de degré — ^ — de manière que
soit divisible par cp (division par rapport à ^, bien entendu); le quotient est de degré
ou
Donc, pour/n impair, la réduction peut se faire jusqu'à ce que le polynôme soit en x de degré —
Soit m pair. Pour 2^ ~ i =^ /n, nous ferons la réduction au
degré
Pour 2[ji — 2 = m + 2, nous ferons la réduction au degré
m IX — 1
Nous sommes donc ramenés au degré — ou au degré — — i, et il n'est pas possible ici de faire en général d'autre réduction.
Toutefois il est possible de passer du premier cas au second si, dans /(^, y), le coefficient de x est un carré parfait que l'on peut supposer être l'unité. Supposons en effet que, pour x satisfaisant à l'équation
x^ -T- (XiX^ +. . .-T- a,„ — o (les a étant rationnels en y),
le radical \/j\^, y) se mette sous la forme d'une fraction rationnelle en X et y. On pourra choisir les A rationnels en y de manière que
s'annule pour les — racines de l'équation précédente. Le quotient de cette expression par