‹ Theorie des Fonctions Algebriques de Deux Variables IndependantesChapitre 30 sur 72 · Soit donnée une relation algébrique de degré m IG Ne · texte numérisé non relu

Soit donnée une relation algébrique de degré m IG Ne

définissant une fonction algébrique z de x et y et considérons la différentielle totale

P dr + Q dy

TS

où P, Q, M sont des polynomes en #, y et z, et pour laquelle la condition d'intégrabilité est supposée satisfaite. Effectuons sur +, y, z une transformation homographique quel- PATES 8

conque , , dx + biy'+ 3 + di

ax'+by'+ cz + d

Gaz + DaY'+ C2 + ds TT ar toy +cs td

am + by + c3z'+ ds, ax'+by'+cz'+d ?

la relation précédente F deviendra GA =

Différentions x et y, on aura

A dr'+B dy L? A, dr'+ B; dy’ AD de dy = TA 0z'

(ax +by'+cs + d) (az'+ by +es+d}

, = ! Ad, 55 à À et À, étant des polynomes en x’, y', 5’ de degré m — 1 par rapportàz/et z/, et de degré m par rapport à x', y/, z/; de même B et B, sont des polynomes de degré 57 — 1 en y'et z', et de degré m par rapport à x', y’, 3. C’est ce qu’on voit de suite en se servant

de la relation 2f

Te

Of n CJ 2 YO

OR OP AUECE

où 4’ est une variable d’homogénéité.

Si maintenant »' est le degré de P et Q, et x celui de M, on

aura Es (P De Q'’ M M(az+by+cs+d)n" M M(az + by'+cz + dy»?

P' et Q/ étant de degré n/, et M’ de degré n. IL s'ensuit que l’expression différentielle prend la forme, en supprimant les accents, P; dx Se Q: dy Mij:(æ, De z)

En désignant par y: le degré de M, par rapport à x, y et s, le polynome P, est de degré p + m —3 par rapport à x et z, et de degré y + m — 2 par rapport à æ, y et z. Pareillement pour Q,,

e degré par rapport à y et z est + m Se 3, el du + m — 2 par raportà x, y ets.

On peut supposer que le polynome M, ne renferme que æet y, ar, élant donnés les deux polynomes M,(x, y, s)et f(x, y, 2) remiers entre eux, on peut trouver deux polynomes et y, tels

que AM + vf = R(x, y),

à ne dépendant que de x et y. Par conséquent, en multipliant var À le numérateur et le dénominateur de l'expression différenielle, on aura une expression de même forme, sauf que M, ne dévendra que de æ et y.

La différentielle totale étant mise sous cette forme, envisageons

naintenant l'intégrale P; dx + Q: dy

: M, jf; À

eL supposons que celle intégrale soit de première espèce.

Nous pouvons évidemment admettre que l'équation IG; y, 2)=0 renferme un terme en z”*. Si, laissant y constant, nous faisons seulement varier æ, nous aurons une intégrale de première espèce P; dx Mif:

pour la courbe f(æ, Fan 0:

P; Il est nécessaire, pour cela, que M. puisse se mettre sous la

forme — par la suppression d’un facteur commmun ; ; pour une

raison ne È£ doit pouvoir se mettre sous forme TEL et l’in-

tégrale a, par an la forme

fe dx Q: Cyae, EN VS:

cette intégrale peut s’écrire, conformément à la théorie élémentaire des intégrales de différentielles totales

f *P, dx en FO:(æ0; 7: 3) PO) Ji Yao)J,, fit, 5)

dy.

Chacune des intégrales qui figurent dans cette expression es une intégrale abélienne de première espèce, la première intégral pour la courbe f(z, V) z) — o entre x et z, la seconde pour |: courbe /(xo, y,z)— 0 entre y et z. On voit immédiatement que si le polynome (y) ne se réduit pas à une constante, l’expression ci-dessus pourra devenir infinie ; pareillement Ÿ(x) doit sc réduire à une constante, et l'intégrale étudiée peut finalement se

FX:

P est un polynome de degré m— 2 en x, y et z, et de degré m— 3enæetz; pareillement Q est un polynome de degré m — 2 en æ, y’et z, et de degré m —3en yet.

mettre sous la forme

4. Nous n’avons pas jusqu'ici écrit la condition d’intégrabilité que nous avons maintenant à approfondir. On doit avoir

sr) &($)

en considérant 3 comme fonction de x et y. Cette relation déve-

loppée devient JP "1 oP 1 1 71 1 771 f A fi POSE af) Q) ! P1e] f ! //À } À 1/2 !

(Rs he jf + OGESTE Ji Oo.

Le premier membre de cette égalité est un polynome en x, y et 3; il n'est pas nécessairement nul identiquement, mais seulement en vertu de l'équation

On reconnaît facilement que l’on peut écrire la condition d’in-

tégrabilité sous la forme

0Q oP 0x 0y

; ” Os &) xl DEP QD FPS Qf= 0

te. M ntéer s étudi Or, si, dans l’intégrale que nous étudions, nous prenons x et z pour variables au lieu de x et y, nous devons tomber sur une

INTÉGRALES DE DIFFÉRENTIELLES TOTALES DE PREMIÈRE ESPÈCE. lily

expression de même forme. Effectuant ce changement de variables, l'intégrale devient

Pfi—Qfz :

il est donc nécessaire que l'expression

Pfr—Q fx J:

puisse, en vertu de f — 0, se mettre sous la forme d’un polynome en x, y, 3. Posons donc

Pfy—Qfz

F7 = R(x, y; 2), Fi (æ, 2)

R étant de degré m — 3 par rapport à x et y et de degré m— 2 en x, y et z, ou, en écrivant cette même équation sous forme d'identité, indépendamment de l'équation f = 0,

N étant aussi un polynome, cette dernière relation ayant lieu quels que soient æ, y, z. Ceci posé, revenons à l’équation (4) qui pourra s’écrire

dQ 9P 0R

Rs ï D 0

Cette relation doit être vérifiée pour tous Les points de la surface f, c’est-à-dire que le polynome

0Q oP oR = ——+—+N 0x OY Oz est divisible par f. Mais P, Q, RetN sont des polynomes de degré nférieur à »m. Si donc f est irréductible, comme nous le supposons évidemment, la relation V]e] oP oR

6) Le

aura lieu, quels que soient x, y et z.

Posons

les identités (d) et (6) se résumeront dans l'identité unique

0) Be TS Ë oA ist à 0 rs a dy 9z AURA

identité en x, y et =, qui joue un rôle essentiel dans la théorie des intégrales de différentielles totales de première espèce.

5. Nous pouvons approfondir davantage la forme des polynomes À, B, C. Ceux-ci sont nécessairement de la forme

A—x@(r,7,z)+ Aix, ÿ,2),

B= yY(x, ei Bi(x, y,2),

C=zy(r, Pa al, 2), , Ÿ, y étant des polynomes homogènes en x, y, z de degré m—3; quant à À,, B,, GC, ce sont des polynomes de degré m—3. Or,

considérons l'intégrale [- dx — A dy, e Ve

el posons y — ux, étant une constante : nous aurons l'intégrale abélienne de première espèce

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