‹ Théorie des fonctions de variables imaginaires (volume 3)Chapitre 53 sur 65 · La fonction X est impaire, c'est-à-dire que · texte numérisé non relu

La fonction X est impaire, c'est-à-dire que

en effet, la figure montre que x et s changent en même temps de signes, sans changer de valeurs, a- et s partent en même temps de zéro ; par conséquent

X(0,^,;i:) = 0, ou, plus généralement,

(3) X (mw + W, g, k) = 0.

Pour trouver les autres valeurs de s qui annulent X , on remarquera que,

si le point [x, y] suit le chemin ABB'A', l'intégrale aura crû de -, x étant

redevenu nul.

Il en résulte que

ou, plus généralement,

(4) >^| !„,,, 4. na>',ôr,^)^ = 0.

Les formules précédentes sont les analogues de sin (2A;Tt -f- «) = sin s, sin(— s)=— sins, sin2Ax=0, sin(2A-|-l)u=0. Si le point [x, y] suit successivement les deux chemins AM et AMBB'A'M", les deux valeurs de l'intégrale diffèrent de - et ar a seulement changé de signe; par conséquent

OU, plus généralement,

Cette formule est l'analogue de

sin (tt -f- s) = — sin s.

Si le point [x, y] suit successivement les deux chemins A M et AMBB'M', les deux valeurs de l'intégrale forment une somme égale à - et les x sont égaux ; par conséquent

^(^ — s,9,kj = 'k (5, g, k), ou, plus généralement,

cette formule est l'analogue de

sin (w — .s)= sm s.

Pour terminer ce qui concerne la période w, il reste à remarquer que si

le point [x, y] est arrivé en B, de manière que s soit égal à -, et que l'on

augmente s ou qu'on le diminue d'une même quantité, aire B'M'MjBj ou aire BMM^B,, x, dans les deux cas, prend la même valeur. Il en est de même si le point [x, y] est arrivé en B'". Il en résulte

(7) l(^jJrs,9,f^^=^(~-s,9,k^ et

(8) l(-o> 4-s,g,k\ = '^l-oy— s,9,kj.

Ces formules sont les analogues de

sin et

in(| + .) = sin(|~.).

5Î)5. Nous avons déjà dit que le double de la période imaginaire w' se retrouve dans raire FF"F"'F' de la conjuguée à ordonnées réelles, affectée du signe V— 1 , c'est-à-dire que

^ = V— 1 aire AFOx = /

dx Ainsi,

Si le point [a?, y] suit le chemin ABHKGDE, l'aire engendrée est

(0 , 0)' , to w , w' r ^ r dx . ,

- -|- - -f - ou - -j- ^ ; par conséquent I ---a aussi pour valeu

- -|- —, de sorte que

(«0) x(|-|-^,.9,a) = oo;

mais X (— , g, A;|*est imaginaire sans partie réelle, tandis que

>^ U H- ^v .9,^] est réel.

Ainsi les valeurs de s qui rendent X infini, sont

— -f- ww -|- nia' et

2 + 7 + Ȕw + nco .

Nous avions déjà trouvé que celles qui le rendent nul sont

m(ù -{- nwî et

- -|- mui -|- nto ; on voit que la somme de deux valeurs du premier genre est

comme la somme de deux valeurs du second ; c'est-à-dire, que la somme

de deux valeurs de s, non réductibles l'une à l'autre, qui rendent X nul, est réductible à la somme de deux de ses valeurs, non réductibles l'une à l'autre, qui donnent X infini.

On sait que cette propriété est caractéristique des fonctions doublement périodiques bien déterminées.

En appelant a et 6 les termes généraux des deux séries de valeurs des qui rendent X nul, « et |â les termes généraux des deux séries de valeurs qui rendent X infini, on a

(11) a-\-hz=:a-{-^-\- mtà -\- W.

396. Si le point [x,y] suit le chemin AMBHKG, s prend la valeur 7 + -^

ei x= -, par conséquent

(12) x(|+^ + mo. + na,',.9,/:) = i.

Si dans Téquation

dx s

Jf^'^ dx

0 gsJ{i-X^){\

on pose X = —, ■> il vient

dx

— dx'

gsl{i—x''){\ — k^x'^) dx' . f^' • — dx'

r" —dx r

J^ g yj{i—x"){l — k'x") J,

mais

/*^ — dx' Ç"^ dx' oi w'

c'est la valeur que prend l'intégrale quand x croît par valeurs réelles jusqu'à l'infini réel et positif; par conséquent, si l'on avait posé

U) to' 1

s = s' 4- - -f- —, en même temps quex= — ;, on aurait trouvé

kx' dx'

c'est-à-dire que

ou enfin

'^i' — ::: — -^^9.li) =

kl[s,g,ky mais on a trouvé plus haut

par conséquent*

c'est-à-dire enfin

597. La fonction 1 est bien déterminée, c'est-à-dire qu'elle n'a qu'une seule valeur pour chaque valeur de s. Gela tient à ce que, toutes les conjuguées de la courbe yx étant fermées, à l'exception de celles qui sont tracées sur la figure, mais dont les aires sont finies, les deux parties réelle et imaginaire de s ne peuvent respectivement dépasser w et 0/ que par l'accumulation des périodes. Il en résulte que si l'on donne as une valeur A -}- B v^— 1, on peut, en en retranchant ou y ajoutant les deux périodes, en nombres convenables, le réduire à une valeur s = a -\- b y — 1, dans laquelle a et 6 soient par exemple positifs et respectivement moindres que w et le coefficient de y/— 1 dans m. Si alors b est nul, le point [y, X] appartient nécessairement à l'une de-; branches BAB" ou B'A'B'"; car s'il était placé sur l'un des arcs

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