CHAPITRE IL
137. Soit u—f[z) une fonction holomorphe de la variable imaginaire z ^= X -\-yi clans une certaine étendue du plan ; si Ton pose
on obtient deux fonctions réelles X et Y des deux variables réelles et indépendantes x et j; ces deux fonctions jouissent de propriétés particulières dont nous avons dit quelques mots au commencement de cet Ouvrage. La fonction proposée ayant une dérivée, nous avons vu que
,, , , ;)X .-bY . fiX .^Y
et nous en avons conclu que les deux fonctions X et Y admettent des dérivées partielles satisfaisant aux deux relations
^ ' tiX ilif dy bx
Nous savons que la fonction /'(z) est holomorphe dans la même étendue que la fonction proposée; il en résulte que les fonctions —5
r— j ^— î ^- admettent elles-mêmes des dérivées partielles, et, par con-
iy i)a: dx i ' ' r
séquent, que les deux fonctions X et Y admettent des dérivées partielles
du deuxième ordre. Comme on a
. cVX .-b'X .fy\ , ■ .VY \ cVX .cVY
ces dérivées partielles satisfont aux quatre relations
cVY
Hx*
'iix^y
Tix^ '
~~ 'iix^y
La fonction f" {z) étant aussi holomorphe, les dérivées partielles du deuxième ordre admettent des dérivées partielles du premier ordre, et, par conséquent, les deux fonctions X et Y admettent des dérivées partielles du troisième ordre, et ainsi de suite indéfiniment.
On a, d'une manière générale,
•' ^ ' Ix* lx''-'^y • 7)x"-^'i)y-' 'bx^-''by^ }^x''-*1iy* ^ î)J"'
On en déduit les un relations linéaires et homogènes
'i-'H ?"Y cVX Î)»Y Ô-X
D^" 'i)x"''''by ôx"-*Dj^ 'bx''-^'by' 'bx'*-*'by*
entre les 2/1 dérivées partielles de l'ordre n des deux fonctions X et Y, relations qui permettent d'exprimer ces 2n dérivées au moyen de deux
d'entre elles, par exemple de ^ et de ^^„.^^-
i38. Considérons les deux courbes représentées par les équations X = o, Y = o. Soit Zq une valeur de z qui annule la fonction /(2).
Nous avons démontré que cette racine est d'un degré fini et entier n de multiplicité; elle annule la fonction /(^j et ses /i — r premières dérivées, mais pas la suivante; d'après les relations (2 ), toutes les dérivées partielles des fonctions X et Y seront nulles jusqu'à l'ordre n — i inclusivement. On en conclut qu'un point racine d'ordre n de la fonction holomorphe/(z) est un point multiple d'ordre n de chacune des courbes X = o, Y = o.
Réciproquement, si un point commun aux deux courbes X = o, Y = o est multiple d'ordre n de l'une d'elles, il est multiple du même ordre dans l'autre; car si toutes les dérivées partielles de l'une des fonctions X et Y sont nulles jusqu'à l'ordre n — i inclusivement, en vertu des relations (2), celles de l'autre sont aussi nulles jusqu'au même ordre. Ce. point multiple, commun aux deux courbes, est une racine de degré n de la fonction /(z).
Cherchons maintenant les tangentes en ce point multiple. La fonction f(z) est développable en une série
ordonnée suivant les puissances entières de z — «o» 6t convergente dans un cercle ayant le point z^ pour centre. Si l'on pose
z — Zo = pe's cette série devient
/{2)=/"(Zo)-^^ +/"-^'(2.)-^— ^7 : + •••;
on en déduit
V P" P"X„ - 3"Y„ . -\ X = — 1 -T — cos nO — smn 0 1