‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 10 sur 250 · LA PARODOS ET L'EPIPARODOS · texte numérisé non relu

LA PARODOS ET L'EPIPARODOS

a, La Parodos > est « le premier dire du chœur entier ... La première moitié de cette définition est inattaquable. Comme le remarque Myriantheus3. Aristote s'est servi du mot XiS-.ç pour comprendre sous un seul terme les systèmes anapestiques que récitait le coryphée, et les strophes que chantaient les choreutes'.. Tout autre substantif, comme .éXc;. par exemple, n'aurait désigné qu'un des deu-lemen s de cette partie lyrique. Le mot r.,^.r, est juste, bien que la Parodos de

Oberhollabrunn, 1887. o

4. Cf. Eschyle, SapplianUs. 6,5, où le verbe »-^ es «^P'°y« P ^^„„q„,ble pour inviter le choeur à chanler le second Slasimon. - " "' P°""\éciUtif anapesque dans la tragédie qu'Arislole semble avoir en vue, la Parodos tique n'existe déjà plus.

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VHippolyte^ soit précédée d'un chant choral. Il appartenait à un chœur secondaire. Or, ces 7:apa)jopYîYY;[i.aTa2 sont très rares dans la tragédie : ils coûtaient trop cher au chorège.

Quant au reste de la définition, il ne saurait guère se défendre, parce qu'il ne peut s'accorder avec ce qui précède. Si Aristote, en effet, a compris dans un même mot les anapestes et les vers lyriques, il ne peut pas ajouter que la Parodos était chantée par le chœur à l'unisson, puisqu'il est constant que les anapestes, au contraire, étaient récités par le seul coryphée.

R. Westphal a voulu changer le texte 3. D'après lui, la Parodos serait la première partie entière, que réciterait et chanterait le chœur. Sa correction a été souvent approuvée. Je ferai remarquer que cette définition serait encore très incomplète, puisqu'elle laisserait de côté les Parodoi, où interviennent les acteurs. Ces dernières sont cependant plus nombreuses que les autres, du moins dans les tragédies subsistantes.

Peut-être vaut-il mieux laisser les choses en l'état où elles sont, et chercher d'autres témoignages qui puissent aplanir ces difficultés.

Ils sont assez nombreux. Un scholiaste d'Euripide^» remarque que la Parodos est le chant qu'exécute le chœur à son entrée, et il cite comme exemple celle de V Ores te ^. Pollux^ la définit simplement l'entrée du chœur.

En réalité, le défilé des choreutes dans l'orchestre s'appelait Parodos, comme le chant qu'ils faisaient assez souvent entendre pendant ce

a. Sur le mot uapaxopTriytiixa, voir le scholiaste d'Aristophane, Grenouilles^ 209; Paix, ii4. PoUux, IV, 109 sq., établit une différence entre le Trapaxop^^Y^fxa et le •rcapao-XTiviov. On n'est pas d'accord sur la justesse de sa distinction. Cf. R. Schullze, De chori graecorum tragici habita externo, Diss. inaug., Berolini, 1857, p. 28-29. — A. Millier, Lehrbuch der griechisclien Bûhnenallerthumer^ Freiburg, I. B., 1886, p. 177-80. — G. Œhmichen, Das Bûhnenwesen der Griechen und Rômer (Encyclopédie d'Ivvan Mûller), Mûnchen, 1890, p. 286.

3. Prolegomena zu Aeschylus Tragôdien, Leipzig, 1869, p. 69 sqq. Ce changement a été admis dans le texte de plusieurs éditions, et approuve par Ch. Muff, Die chorische Technik des Sophokles^ Halle, 1877, p. 29; par Rich. Arnoldt, Die chorische Technik des Euripides, Halle, 1878, p. 117. Cf. Christ, Griechische Litteraturgeschichte, p. i5o.

It. Au vers 202 des Phéniciennes. Cf. E. Schwartz, Scholia in Earipidem, a vol., Berolini, 1887-91.

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