‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 112 sur 250 · Dans A · texte numérisé non relu

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FORxMES LVIUQUES DE L.V TRAGEDIE GRECQUE.

Tune, Famour plein de soumission tendre », l'autre, le bon sens populaire un peu rude, en face de l'emportement héroïque. Chez Eschyle, où un seul acteur faisait face à l'orchestre, ce relief ne pouvait pas encore exister. Le contraste était plus tranché, mais à cause de sa vigueur même le tableau manquait de nuances. Sophocle a donc perfectionné l'instrument que lui avait légué son prédécesseur : il l'a enrichi de cordes nouvelles. Chaque son isolé a conservé sa pureté et sa justesse; mais les principaux accords sont déjà découverts. L'ingénieuse fusion des notes différentes est une caresse plus douce à Toreille qu'une note isolée. Leurs vibrations, que l'on distingue et que l'on confond tour à tour, se renforcent et se prolongent, à cause de leur diversité particulière.

Je pourrais entrer dans de plus longues explications, mais l'étude des formes du Commos étant très compliquée, l'indispensable doit suffire. Je me contenterai même d'indiquer en quelques mots les différences extérieures qui séparent les exemples suivants de celui qui précède. Tous ne sont que des variétés d'un seul et même type : les règles de construction ne changent pas.

Ajax : 879 — 9782.

'A : Chœur 879-90

a : Tecm. Ch. Tecm. Ch. Tecm. Ch. Tccm. . . 891-99

B : Chœur goo-3

P : Tecmesse. Chœur. Tecmesse 904-7

r : Chœur 908-14

Y * Tecmesse (10 trimètres) 9i5-24

'A': Chœur 925-86

a: Tecm. Ch. Tecm. Ch. Tecm. Ch. Tecm. . . 987-45

B': Chœur 946-49

P ': Tecmesse. Chœur. Tecmesse. 95o-53

r': Chœur 954-60

y'* Tecmesse (i3 trimètres) 961-78

1. Les sentiments de Tecmesse à l'égard d'Ajax, son maître, se laissent surtcuit entrevoir dans le long discours qu'elle lui adresse, pour le dissuader de se donner la mort. Ajax, 485-524.

2. A A' : strophes dochmiaques, avec quelques éléments iambiqucs. — B B' : cléments îambiques et logaédiqucs. — r F' : mélange de xwXa dochmiaques, iambiques cl

LES COMMOI.

Trois Syzygies sont entrelacées les unes dans les autres. Les personnages ne se remplacent pas mutuellement dans les parties antistrophiques. La régularité de ce Commos serait absolue si le troisième antépirrhème n'avait pas trois trimètres de plus que son épirrhème». Faut-il supposer une lacune dans celui-ci, ou une interpolation dans celui-là.^ Dindorf paraît avoir raison de supprimer les vers 966-82. C'est le seul éditeur dont l'opinion, à mon avis, doive être suivie.

On retrouve une disposition à peu près identique dans une tragédie dont il est particulièrement regrettable de ne pas savoir au juste la date.

Œdipe-Roi: 649 — 6963.

Chœur. Œdipe. Chœur

Œdipe. Chœur. Œdipe

Chœur

Œdipe

Chœur

Œdipe. Créon. Œdipe. Créon. . . ,

Chœur. Jocaste. Chœur

Jocaste. Chœur. Jocaste

Œdipe

Chœur

La troisième Syzygie manque d'un antépirrhème: F. y-T'. De plus, dans la partie antistrophiquc du premier groupement: A a', Œdipe se tait; Jocaste le remplace. Créon joue un rôle dans le troisième

logaédiqucs. Pour le détail, suivre Gledilsch, Cantka, p. 24 sqq.; cependant je ne puis voir dans 908,954 autre chose qu'un trimètre dochmiaque. — aa': six trimètres iambiqucs, fragments de trimètres, et deux fois une exclamation de quatre syllabes longues; cf. Ajax, 370, .385. — pp' : quatre trim. iambiques. Il n'est pas certain qu'aux vers 905, 951, le deuxième temps marqué compte pour trois unités de durée : le texte a probablement besoin d'une correction. -- y et y' sont inégaux.

1. Cf. Nieberding, De senariis a Sophocle inter carminum melicorum partes collocatis, Ucalschulprogramm, 4, Neustadt in Schlesien, 1871, p. 4.

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