Ibid., io56 et io6a
4. BaôuxaiT^siç. Voir son épitaphe dans la Vita de l'édition H. Weil, 53-6.
fut peut-être leur plus claire récompense; Eschyle a eu raison de ne pas la leur envier.
La mise en scène rendait ce spectacle saisissant. Xerxès ordonne aux choreutes, vers la fin du Commos, de l'accompagner dans son palais ». On sait que la scène était réservée aux acteurs, et l'orchestre aux évolutions 2 du chœur. Si Eschyle a fait monter les douze vieillards où se trouvait leur roi, c'était pour faire défiler, autant que le permettait le théâtre grec, la foule des vaincus sous les yeux de leurs vainqueurs, et leur offrir un spectacle dont leur patriotisme pût se glorifier.
Il choisit donc dans cette partie si importante de son drame la forme lyrique la plus expressive. Elle est unique dans son théâtre, du moins avec cette pureté. Partout ailleurs, il la place près d'une autre construction de style difl'érentS. C'est qu'alors, comme on le verra, il ménage ses effets.
Sophocle et Euripide ont repris ce genre de thrène dans les situations les plus passionnées. Quelques mots suffiront pour en expUquer la légitimité.
Sophocle, Electre : 828 — 870^.
A : Ch. El. Ch. El. Ch. El. Ch. El.
B : Ch. El. Ch. El. Ch. El.
Electre, après la narration si détaillée du gouverneur 5, ne doute plus que son frère ne soit mort. Clytemnestre vient de quitter le théâtre 6; elle laisse sa fille accablée. L'indignation que celle-ci ressent
1 . Ces vieillards servent de TrpoirojXTtoi à l'acteur. Voir la note de Védition Teuffel- Wecklein (Lpz., 1886) au vers io38. — La fin des Euménides est comparable à celle de» Perses.
2. Le texte est si connu qu'il est superflu de le citer. Il se trouve dans Pollux, IV, i23.