Deuxième partie : entièrement lyrique : m
E : Cassandre. Chœur.
On reconnaît dans la première partie la plus simple des constructions épirrhématiquesa, et dans la seconde, celle où tout est écrit en vers chantés. Ainsi le chœur, qui récitait des distiques iambiques au début, finit par employer des systèmes dochmiaques comme Cassandre. Pourquoi et comment ce changement s'est-il produit?
Cassandre a été amenée sur un char, que précédait celui d'AgamemnonS. Le roi est entré dans le palais, sans comprendre les paroles ambiguës de Clytemnestre^. La Troyenne reste donc seule en scène. Dans le Stasimon qui suit 5, le chœur commence à concevoir un vague pressentiment des malheurs qui vont éclater. Clytemnestre arrive, il se tait. La reine invite Cassandre à entrer dans le palais ^ pour y
1. Pureté extrême du rythme. Gommes iambique et dochmiaque, avec quelques éléments bacchiaqucs et crétiques, dont les pieds de cinq unités de durée se mélan« gent harmonieusement avec le 6ôx[xtoc. Pour la valeur rythmique de A A', 1073,3 = 1076,7; cf. R. et W., p. 767 sq. — Tous les épirrhèmes sont des distiques iambiques.
2. Voir supra, p. i3i sqq., les cinq thrènes des Suppliantes, des Perses et des Sept.