‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 178 sur 250 · CHANTS ENTIÈREMENT LYRIQUES · texte numérisé non relu

CHANTS ENTIÈREMENT LYRIQUES

On sait qu'ils sont caractérises entre tous parle morcellement extrême des strophes qui les composent. C'est la forme la plus propre à traduire l'émotion dans toute son intensité.

Sept contre Thèbes : 961 — ioo4 '.

A : Antigone. Ismène. A. I. A. I. A. I.

B : A. I. A. I. A. I. A. I. A. I. A. I. Ant. et Ism.

r : A. I. A. I. A. I. A. I. A. I. A. I. Ant. et Ism. A. I. Ant. et Ism.

; Ces lamentations funèbres sont composées d'une proôde, d'une couple de strophes et d'une épode^. La proôde serait, d'après H. Weil. formée de dix parcelles, les strophes de douze, que termineraient trois vers chantés par les deux sœurs à l'unisson, et répétés en refrain après l'antistrophe 3 ; enfin l'épode comprendrait seize parties, dont la treizième et la dernière seraient encore chantées par Ismène et Antigone. Qu'il suffise de remarquer que les divisions d'Hermann, de Dindorf et de KirchhofTne sont pas identiques.

On a élevé des doutes sur l'authenticité de ce Chant. La raison que Ton a voulu tirer de certains détails de sa composition n'a pas de valeur. On a cru, en eflet, qu'Eschyle ne partageait pas, comme ici, des vers entre deux acteurs. On a donc oublié le Commos de la fin des Perses, où ce partage est fait plusieurs fois 4. Les deux sœurs, en se répondant, se renvoient la plainte funèbre, et comme leur douleur est extrême, elles n'adressent à chacun des deux frères qu'une très courte apostrophe.

Aussitôt après le Duo, un héraut arrives. II fallait donc que le poète

1. A : 961-964 : strophe iambique ; cf. R. et W., p. 282 sq. — B B' ; 966-977 = 978-988 • str. lambiques, mais 970.1 =982,3 sont dactyliques. - V : 990-1004 : le rythme reste toujours iambique, mais 996 et 997 forment des dipodies dactyliques. - Pour le détail de la scansion de ce morceau, on peut consulter Schmidt, Die Eurhythmie, p. 342 sqq.

2. Comparer la forme de la Parodos de la Médée et des Bacchantes.

3. Voir les scholies aux vers 962 et 977 de l'édition Wecklcin-Vilelli.

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