‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 18 sur 250 · Cf. Œdipe-Boi, 1086 sqq · texte numérisé non relu

Cf. Œdipe-Boi, 1086 sqq

6. Cf. 693 : è'îppi;' spwxi, icepf/îtp^i; ô'àver.TOfiav. 7é Cf. MufT, op. cit., p. 39.

PARTIES LVnUJUES DE LA TUAGEDIE GUECQLE.

artifice ne pèche pas un peu contre la vraisemblance, et si le désir de mettre en spectacle l'imperfection et la faiblesse des vues humaines n'a pas quelquefois poussé l'auteur à grandir plus que de raison l'imprévoyance de ses choreutes.

Ici se pose une question, secondaire il est vrai, mais encore assez importante pour que je doive au moins indiquer en quel sens je suis tenté d'y répondre. Tous ces chants, d'une nature si particuUère, tenaient-ils lieu de Stasima dans la construction des drames? Il est certain que non. Un Stasimon est placé à un point de repos de l'action ; quelques Hyporchèmes ou Péan s se trouvent au contraire aux endroits les plus agites. De plus, le Stasimon doit toujours avoir une certaine étendue». 11 faut donc que ces chants, quand ils le remplacent, aient au moins une couple de strophes, bien que par leur nature ils ne fussent pas propres à l'équilibre des éléments binaires 3.

y) LES CHANTS DIALOGUES DES CHOREUTES.

Dans deux tragédies de Sophocle et d'Euripide, le Philoctcte et VOresiCy qui furent jouées en 409 et 4o8, le Commos, ce qui peut surprendre, remplace le Stasimon. C'est là du moins une opinion fort plausible. Pourtant, comme Aristote a distingué les Stasima, éléments nécessaires au drame, des Commoi, qui peuvent ne pas s'y trouver, et que ces derniers, même quand ils jouent un rôle aussi important, ne sont pas construits sur un autre plan que les autres, je les étudierai tous ensemble, sans établir de distinction entre eux.

« Vers la fin du v^ siècle, les poètes tragiques usaient de la plus grande liberté pour la distribution de la partie lyrique de leurs pièces, et il ne leur était pas interdit de donner au chœur un caractère plus dramatique en substituant quelquefois aux Stasima d'usage des morceaux plus vifs et d'une exécution plus animée 3. »

Cette tendance poussa Euripide, en particulier, à user fréquemment

I . Aristote, itep\ xtofxwSiac. (3* édit. de la Poétique de Vahlen, p. 80.) Xopixov Itjxi x'o iiiih ToO ^opoO jxâXo; à56(i£vov ôxav e^tq ixéyeOo; Ixavov.

a. Cf. H. Gleditsch, Metrik, p. 78a. C'est peut-être pour cette raison que le Péan iambique des TrachinienneSj 306-334, est un (içXo; àTîoÀeXuiiévov,

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