‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 213 sur 250 · Op. cit., CXLIV sqq · texte numérisé non relu

Op. cit., CXLIV sqq

LES MONODIES

que la disposition de la première triade : AB A'. Nauck s'est complètement trompé en supposant une lacune de neuf vers et en rejetant toute symétrie mésodique.

On a déjà vu que dans cette sorte de poème, la mésode est l'élément important : clic contient fréquemment l'idée principale ». 11 fallait donc qu'elle se distinguât de ce qui l'entourait. Pour cette raison, on l'écrivait souvent en un rythme particulier. Ainsi, chantée non seulement sur un autre air, mais encore sur une autre mesure, elle attirait, en la faisant converger sur elle, l'attention du pubHc.

Ici, les deux mésodes B et A, grâce à un artifice assez adroit d'Euripide, ne risquaient pas d'être confondues avec le reste du Chant. Leur rythme diflcre non de la strophe qui les précède, mais de l'antistrophe qui les suit. Dans A', le commencement est anapestique; dans T', il est dactylique. Au contraire les mésodes sont logaédiques. De plus, comme le remarque Weil, Euripide a eu soin d'annoncer dans la première mésode que l'air de la strophe allait être immédiatement repris dans l'antistrophe:

et comme si la précaution ne suffisait pas, il a répété mot pour mot dans A' le commencement anapestique de A :

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11 a cependant procédé avec plus de liberté dans la seconde partie. Il pouvait le faire sans inconvénient. Si la moitié initiale était mésodique, on devait s'attendre à ce que la dernière le fût aussi. L'antistrophe se distingue seulement de la mésode A par un changement de rythme.

Telle qu'elle est, la construction est régulière. Il faut néanmoins reconnaître que les liens qui en réunissent les différents éléments sont fort lâches, si on compare ce schème à ceux d'Eschyle, ou même à

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