‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 24 sur 250 · I. Problèmes. XIX, i5. Cf. infra, ch. VI · texte numérisé non relu

I. Problèmes. XIX, i5. Cf. infra, ch. VI

a. J'ai surtout en vue ici l'/on, Vlp'iigénie en Tauride et VHélène. Cf. Ch. Bally, De Earipidis tragoediarum partibus l^ricis quaestiunnulae, thèse de doctorat, Berlin, 1889, p. 38.

On comprend aisément que le nombre si restreint dos acteurs athéniens ait été un obstacle à l'emploi des Trios alternés. Je n'en connais qu'un seul que l'on puisse citer avec quelque assurance». D'ailleurs il ne faut jamais oublier que dans le plus grand nombre des Duos, aussi bien que dans les Commoi, un seul acteur chantait des vers lyriques, tandis que son camarade récitait des trimètres accompagnés.

Le chœur, comme les spectateurs devant lesquels il était rangé, se contentait d'écouter en silence ces Chants scéniques. S'il y avait pris part, le Duo se serait transformé en Commos. On verra plus loin que si dans certains thrènes le chœur était remplacé par un acteur dans les antistrophes, cette substitution pouvait aussi bien avoir lieu dans les strophes. En supprimant tout son rôle dans les deux parties, on donnait naissance aux Chants d'acteurs. Toutes les parties lyriques de la tragédie, comme les anneaux d'une chaîne, sont étroitement reliées les unes aux autres.

/3) MONODIES

Les Chants scéniques comprennent aussi les Monodies, qu'il est inutile de définira. De VAlcestc h VIphigénie à Aulis, Euripide les a souvent employées. Elles contiennent presque toujours des lamentations 3.

Le chœur n'a jamais une syllabe à chanter ni à réciter dans les Duos. Au contraire, dans les Monodies, il lui arrive souvent de jouer un rôle. Quelques trimètres iambiques, intercalés entre leurs différentes parties, étaient attribués au coryphée. Leur banalité indique bien qu'ils n'étaient récités que pour donner au chanteur quelques mesures de repos. Quand ils étaient supprimés, une ritournelle du joueur de flûte devait les remplacer.

De toutes les parties lyriques, les Monodies sont celles qui nous échappent le plus. Quelques-unes ne sont pas inférieures aux plus beaux chants orchesliques, bien que d'un caractère différent. D'autres surprennent par leur médiocrité. L'équilibre de leur construction est souvent une garantie de leur mérite. Les plus mauvaises ne sont jamais antistrophiques.

f. Trachiniennes, looâ-ioAS.

3. Cf. Tzetzès, dans les Anecdota de Cramer, vol. III, p. 338.

3. Suidas : xoi (xovwSelv, xb ôpriveiv. Cf. Pholius au mot [lovwSeîv ,

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