‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 83 sur 250 · TTp. p, V. ao; soit : -^ vy - v | wu^ \ -^wu - \j -i · texte numérisé non relu

TTp. p, V. ao; soit : -^ vy - v | wu^ \ -^wu - \j -i

LES STASIMA.

grand poète dorien, une des longues pouvait toujours se dissoudre en deux brèves dans l'antistrophe, et réciproquement : la mesure de cinq temps ne souffrait en aucune façon de ce changement'.

Voilà quelles étaient les libertés de Pindare. Elles sont tout à fait exceptionnelles, surtout dans les dactylo-épitrites. Je ne crois pourtant . pas qu'il faille les attribuer à la tradition seule, comme on l'a quelquefois prétendu. Elles ont vraiment existé 2.

Je passe à Eschyle. Ici la question est trop obscure, à cause même des incertitudes du texte, pour que j'espère l'élucider complètement. Je n*ai pourtant pas rencontré dans les Stasima de VOrestie aucune substitution de deux brèves à une longue que je puisse citer avec quelque assurance 3. Seule la Parodos de Y Agamemnon commence par un dactyle, et l'antistrophe par un spondée^.

Le seul passage qui m'ait paru certain se trouve dans le troisième Stasîmon des Perses. Le voici 5 :

OTa Aé(76oç, èXaié^UTéç xe 2a- (jLoç, X(oç, T^Bà Uapcç, NiÇoç, Mûzovoç,...

Ces tétrapodies dactyliques se scandent de la manière suivante :

— — j-UV^'|-^U<w'j-v«'u|

mais les spondées premier et troisième du premier et du second membres sont remplacés dans l'antistrophe par de véritables dactyles :

Kal 'Pi^ov ^^ï KvtSôv KuTupiaç t£ i:é- Xeiç, niçov r^ï 2^Xouç 2aXa(ji.Tva Te.

I. Cf. Olymp. II, V. 62 = 69 et v. 78 = 98. a. Comparer Christ, Metrik^, p. 64i.

3. Peut-être faut-il faire une exception pour 5t3 = 532 des Euménides: r, T£xoO<Ta veoTcaOï^ç = xapôiav ivarplçtov. Dans cette tctrapodie trochaïque catalectique, le troisième pied, qui dans la strophe peut être un tribraque, est représenté dans l'antistrophe par un trochée.

4. Cf. Agamemnon, v. io4 = 122 1 xvpiô; eî|ii = xeâvbç 8è (TTpaTÔjxavTic.

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