Héraclides
3. Euripidis tragoediae, Berolini, 1855, IL, p. 492. Le vers 97 est une répélilion du vers 222.
LES COMMOI. IÔL
HÉRAGLIDES : 75 — 1107.
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PA": Coryphée (lacune).
Le chef du chœur chante seul les vers lyriques, ce qui est naturel, et dans le premier antépirrhème Iolaos peut répondre au deuxième parastate, comme Coprée à Iolaos.
Il subsiste encore une difficulté, puisqu'après le vers 110 le coryphée devrait chanter une pentapodie iambique, suivie de trois dochmiaques. Or, le texte lui attribue trois trimètres. Ce qui peut expliquer cette erreur des manuscrits, c’est la longueur et l’enchevêtrement de ce dessin épirrhématique. Partout ailleurs les unités composantes ne s'élèvent pas au delà de douze.
B. L'ÉPIRRHÈME EST ANAPESTIQUE.
Le lyrisme de la tragédie grecque ne cessa jamais d'élargir ou de briser les entraves qui gênaient son libre épanouissement. Le Commos
1. A A': un dim.,un monom. dochmiaques. — B B': un trimètre et une pentapodie iambiques, suivie d’un monom. et d’un dim. dochmiaques. — T'T': un monom.etun dim. dochmiaques. — A : une pentapodie iambique, un dim. et un monom. dochmiaques.— Tous les épirrhèmes et antépirrhèmes sont des distiques, sauf aa, qui comprennent chacun trois trimètres.
entrelacé est déjà un moule moins étroit pour la pensée que celui qu’affectionnait Eschyle. L'équilibre antistrophique auquel le vieux poète soumettait tous ses iambes, n’est plus aussi rigoureux chez son successeur. L'abondance des idées a rompu en plusieurs endroits ce lien trop serré. C'était la partie faible de l’ensemble sur laquelle porta tout leur effort: elle céda sous leur poussée.
Sophocle et Euripide ne se contentèrent pas de cette demi-liberté. On trouve chez eux un autre type de Commos où l’iambe épirrhématique est remplacé par l’anapeste. Ce mètre, le plus libre de tous ceux que les Grecs ont connus, lorsqu'ils l’emploient en systèmes, n'était pas asservi aux lois de l’égalité binaire. Les antisystèmes ne répondent donc jamais, à moins de raisons particulières et exceptionnelles, aux systèmes qui suivent la strophe. Toute la peine que les modernes se sont donnée pour les soumettre aux règles de l'équilibre’, n’a jamais abouti qu'à montrer combien ils y sont rebelles.
La symétrie des épirrhèmes iambiques est donc délaissée. La suite des personnages n’est plus fixée à l’avance. Aucun ordre ne contraint celui-ci à réciter des anapestes plutôt que celui-là. Après l’antistrophe, ou même après la strophe, il leur est loisible de parler ou de se taire. Le poète est libre de suivre son caprice et d’agir à sa guise.
Chez Sophocle, le premier Commos de ce genre se trouve dans la plus ancienne de ses tragédies.
AJAx: 201 — 2622.
Prélude : Tecmesse, Coryphée. Tecmesse.
A: Chœur. à: Tecmesse. A': Chœur. & : Tecmesse.
Ce thrène est précédé d’une introduction anapestique que récitent Tecmesse et le coryphée. On a prétendu qu’elle était mésodiques. Cela
1. C’est un défaut dans lequel est souvent tombé Zielinski, op. cit., p. 223 sqq., où il expose sa Théorie de la composition épirrhématique. Il est impossible de trouver dans bien des cas la régularité qu’il indique.
2. Le prélude est formé de trois systèmes de 7, 6 et 7 éléments anapestiques. — A A!: 221-232 — 245-256: la plupart des x%)4 de ces strophes sont des tétrapodies logaédiques. — à 12, fi six éléments anapestiques.