Ibid., 1056 et
4e Babvyarres. Voir son épilaphe dans la Vita de l'édition H. Weil, 53-6.
LES COMMOI. 179
fut peut-être leur plus claire récompense; Eschyle a eu raison de ne pas la leur envier.
La mise en scène rendait ce spectacle saisissant. Xerxès ordonne aux choreutes, vers la fin du Commos, de l'accompagner dans son palais r. On sait que la scène était réservée aux acteurs, et l'orchestre aux évolutions : du chœur. Si Eschyle a fait monter les douze vieillards où se trouvait leur roi, c'était pour faire défiler, autant que le permettait le théâtre grec, la foule des vaincus sous les yeux de leurs vainqueurs, et leur offrir un spectacle dont leur patriotisme pût se glorifier.
Il choisit donc dans cette partie si importante de son drame la forme lyrique la plus expressive. Elle est unique dans son théâtre, du moins avec cette pureté. Partout ailleurs, il la place près d’une autre construction de style différent3. C’est qu'alors, comme on le verra, il ménage ses effets.
Sophocle et Euripide ont repris ce genre de thrène dans les situations les plus passionnées. Quelques mots suffiront pour en expliquer la légitimité.
-Sophocle, ÉLEGTRE : 823 — 8704.
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Électre, après la narration si détaillée du gouverneur5, ne doute plus que son frère ne soit mort. Clytemnestre vient de quitter le théâtre 6; elle laisse sa fille accablée. L’indignation que celle-ci ressent
1. Ces vieillards servent de zporouroi à l'acteur. Voir la note de l'édition Teuffel- Wecklein (Lpz., 1886) au vers 1038. — La fin des Euménides est comparable à celle des Perses.
2. Le textecst si connu qu’il est superflu de le citer. Il se trouve dans Pollux, IV, 123.