‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 125 sur 230 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

contre sa mère, qui se réjouit de la funèbre nouvelle, est si violente qu'elle l'empêche presque de parler. Le chœur cherche à consoler la malheureuse sans y parvenir.

Ce Commos est composéde deux couples de strophes. Dans la première, Électre pousse quelques exclamations douloureuses. Elles sont à peu près ‘les mêmes dans l’antistrophe que dans la partie à laquelle elle répond. La fin de À, A'.B, B' est marquée par un couplet plus long que les autres. Ce sont deux habitudes constantes dans ce genre de composition.

Cette suite considérable de parcelles, qui ne sont le plus souvent que des exclamations dissyllabiques, est encore plus remarquable dans les

deux morceaux qui suivent:

OEprpEe A COLONE : 510 — 548 2.

A: Ch. OŒEd. Ch. OEd. Ch. OŒEd. Ch. OŒd. Ch.

A': OŒd. Ch. Œd. Ch. OŒd. Ch. OŒd. Ch. Œd.

B: Ch. OŒd. Ch. OŒd. Ch. OŒd. Ch. OŒd. Ch. OŒd.

PE R RN E Sa Ni r lne OUR EN AN EEE

Le chœur brüle du désir d’entendre de la bouche même d’OŒdipe l’'énumération de ces crimes dont on parle de tous côtés. Il profite de l'absence d’Ismène pour interroger le vieillard avec insistance. OŒEdipe ne répond d’abord que par des gémissements. Quand il se résout enfin à parler, il n’émet que des mots, entrecoupés des exclamations pleines d'horreur et d’épouvante de l'orchestre. Ce Commos, formé de quatre parties constitutives, est une sorte de chant dialogué où ne sont jamais attribués au chœur ni à OEdipe plus de deux vers.

On a vu que dans les antistrophes un acteur pouvait remplacer un autre personnage de la scène ou de l'orchestre, à condition qu’il prit tout le rôle que celui-ci jouait dans la strophe3. Cet échange a lieu dans la première moitié de ce Commos avec la régularité désirable. Pareil fait se rencontre encore une fois dans la même tragédie.

1. Cf. Zambaldi, Metrica, p. 641 sq. — Voir d’ailleurs supra, p. 106.

2. AA: 510-520=—521-533 : strophes logaédiques. — BB': 534-541 —542-548 : strophes iambiques ; cf. Gleditsch, op. cit., p. 199 sqq.

3. Pour plus d’exactitude, se reporter à la page 139 de ce livre, et comparef l’Ajaz, 348-429; l'Œdipe-Roï, 649-96 ; l'Électre, 1407-1441.

LES COMMOI. 179

OEpiPE À COLONE : 1670 — 17501.

À : Antig. Ch. Ant. Ch. Ant. Ism. Ch.

ANR = NE eut nn 4 — BAS ANA A, TA, L

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