y: 273-279 : un seul système de huit éléments
2. Discours d’Alceste : 280-325. Dislique du coryphée : 326-7. Réponse d’Admète: 328-368. Distique du coryphée : 369-70. Suit bientôt une stichomythie, qui se termine par des &vriha6ai, au moment où Alceste expire. Ainsi les discours précèdent la stichomythie selon l'usage.
3. Comparer l’Électre de Sophocle, 254 sqq., où la sœur d'Oreste raconte dans un assez long discours iambique pourquoi elle est dans la disposition d’esprit où elle se trouve, après avoir lyriquement dépeint cette disposition d'esprit dans sa Monodie et dans la Parodos; cf. Wilamowitz, Die beiden Elektren, Hermes, XVIII, p. 215.
h AA: 5or-514 —523-536 : str. glyconiques; cf. R. et W. p. 7og. -- aa! : 515-522 = 537-644 : systèmes anapestiques de huit éléments.
Trois personnages sont sur le théâtre. En réalité, le jeune Molossos, comme Eumeélos dans la Monodie de l’Alceste, ne chantait pas la partie qui lui est attribuéer. C’est là du moins l'opinion générale. Il était remplacé par un acteur dans la coulisse. Ménélas répond aux couplets de la mère et de l'enfant par des anapestes qu’accompagnait le joueur de flûte. |
La veuve d'Hector et son fils ont été condamnés à mort par Ménélas, que sà fille Hermione, pendant l'absence de Néoptolème, a poussé à cette cruauté. Ils se lamentent avant de mourir, et Molossos, sur les conseils de sa mère, supplie le roi de le laisser vivre. Celui-ci reste inflexible et ne se départ pas un instant du caractère odieux et lâche dont Euripide l’a revêtu.
Ménélas est un des personnages de l’époque héroïque qui paraissent avoir particulièrement déplu à notre poète. Il l’a presque toujours assez maltraité2. Il était peut-être dangereux pour un tragique, dont le succès était en somme assez médiocre, de faire marcher cet antique roi d’un pays ennemi d'Athènes de pair avec les plus nobles héros de l’Attique. En étalant en plein théâtre sa perfidie, sa cruauté, sa faiblesse, Euripide avait une occasion facile de critiquer indirectement toute la descendance de ses sujets et un moyen infaillible de plaire à la foule athénienne 3. Il ne semble pas que Sophocle ait jamais eu ces faiblesses.