CHANTS SEMI-ÉPIRRHÉMATIQUES
Deux personnages en scène doivent nécessairement par leurs paroles se faire une mutuelle impression. Si l’un est ému et l’autre calme au commencement d'un Duo, il est peu vraisemblable qu'ils resteront tels jusqu’à la fin. :
Dans l'exemple des Phéniciennes qui précède, on ne pourrait dire que le calme de l’esclave réagit sur l'émotion de la jeune princesse, parce que les deux personnages sont d’une condition trop différente. Néanmoins l’âme d’Antigone est diversement affectée pendant qu’elle contemple l’armée ennemie, et la jeune fille récite des iambes après avoir employé les vers lyriques.
Dans les dpotfaia qui suivent, au contraire, les personnages sont de naissance égale. Ils sont même unis l’un à l’autre par des liens très étroits de parenté. Il est donc naturel que le premier ne reste pas insensible aux transports d’allégresse du second, et que leurs sentiments, par une influence réciproque, finissent par avoir la même intensité.
Aussi le poète commence-t-il par faire chanter le premier acteur et réciter le second. Il ménage avec soin ses effets ?. Le protagoniste est
Te Sepl contre Thèbes, 369-676. Passage fort connu à cause des longues discussions qu il a soulevées, Je n’ai pas à m’en occuper dans ce livre. 2. Mème économie chez Eschyle, mais dans un autre genre, Cf. p. 18r et 185.