‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 190 sur 230 · Plutarque, De se ipsum citra invidiam laudando, c · texte numérisé non relu

Plutarque, De se ipsum citra invidiam laudando, c

8. Plutarque, An seni respublica gerenda sit, 23 D: Oappsiv x£heugev, &ç 0)you 4p6vou Tùv bedrpwv (ne faut-il pas lire Geatwv?) 0n' aid yevnomévov.

On nous raconte aussi dans la Vie d'Euripide, écrite en grande partie d’après Philochoros, que l'inscription placée à Athènes sur le cénotaphe du tragique, avait été composée par Thucydide ou par Timothéer. Si celui-ci n’en était pas l’auteur, ce qui est probable, il est à croire qu'on ne la lui attribuait que parce qu’on connaissait ses bonnes relations avec le poète.

Quelles étaient les réformes de l’école nouvelle, et surtout quelles étaient les tendances de Timothée? Comme les anciens ont beaucoup discuté sur ce sujet, et qu’il nous reste quelques fragments de Mélanippidès, de Timothée et surtout de Philoxène, on voit encore avec assez de netteté en quoi leur art s’écartait de l’ancien.

Nous savons d’abord que les Dithyrambes de ces artistes n'étaient pas antistrophiques. Ge changement nous est expressément attesté pour deux d’entre eux2. Ils remplaçaient les strophes par des Anaboles, que l’on peut comparer à de longues périodes du discours, qui se suivent sans se ressembler 3. De son côté, Aristophane parle, pour s’en moquer, des Anaboles de Cinésias 4, et de celles des autres Dithyrambiques 5.

Si la forme antistrophique était rejetée, c'était par souci d’une imitation plus exacte. La répétition du même air aurait mal traduit ce que l'on voulait exprimer : la nature ne se répète point.

La musique accompagnait, en l’asservissant, un texte souvent verbeux et peu naturel. On sent bien que ce n’était plus sur l'expression de la pensée que portait le principal effort de l'artiste. La précision fine et déliée de la strophe attique, son charmant laisser-aller, les nuances presque insaisissables qui ondoyaient sous sa fluide enve: loppe, firent place à une suite confuse de mots lourds et épais, qui empâtèrent le poème au lieu de le colorer 6. L'équilibre entre les deux

1. .… Oovxvôtôou toù iotoptoypäpou mounoavtoc n Tuucôéou rod Leomotod.

2. Pour Mélanippidès, voir le texte qui suit, et pour Timothée, Héphestion, p. 66 des Scriptores metrici Graeci de Westphal.

3. Aristote, Rhétorique, IL, 9 : éLotuwc 0 xat ai meplodor ai Laxpol odaat )6yos yiverat où &vaBonñ éporov, Gare yiverar d Écxubev Anpôxpitos 6 Xtos etc Mehavenmidnv rotoavra avt TOY AVTLOTpÉpUY ava fonde.

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