Oiseaux
5. Paix, 830. — La strette d’Antigone, à la fin du chant d’entrée d'Œdipe à Colone CQ &évor aid6ppoves), répond de tout point à la définition qu’Aristote donne de l’Anabole. Gevaert, op. cit., II, p. 487, n. 1.
6. J'ai surtout en vue le Agïrvov de Philoxène, dont il reste d'importants fragments. Le rythme est dactylique, mais le texte est peu certain,
arts rivaux, qui donnait aux chœurs antiques un caractère de beauté sévère, fut rompu à jamais; les modernes ont le droit de s’en plaindre, et ce ne sont pas quelques bizarreries dans le mélange des mètres, qui pourraient leur faire oublier la médiocrité prétentieuse du style.
Tous ces poètes cherchaient une nouvelle voie. Ils trouvaient l'art de leurs prédécesseurs trop simple, et affectaient de le mépriser. Timothée, avec la désinvolture audacieuse d’un chef d'école, écrivait, en soignant assez peu la facture de ses vers :
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Voilà donc la Muse de Terpandre, de Simonide et du glorieux Pindare congédiée sans façons. Timothée la trouvait trop vieille; il en voulait une autre. Son art devint de plus en plus réaliste. On nous apprend qu'il avait, dans son Navigateur, imité les bruits de la tempête; que dans son Accouchement de Sémélé, on entendait les cris de la déesse en mal d'enfant.
Sa métrique était pleine de raffinements et d'artifices dont Euripide a fait un fréquent usage. Il aimait les dissolutions des temps marqués, et les accumulations de brèves. On en compte jusqu’à quatorze dans
le dimètre anapestique qui suit :
‘ Tetauévev dofyava Q1à puehozossns.
Il entassait aussi les mots à la suite les uns des autres avec plus d’emphase et de sonorité que de précision. C’est ainsi qu'il commençait un hymne à Artémis par un dimètre dactylique, qui n'était composé que d’épithètes à l'adresse de la déesse.
Matvada, Gurdda, gorédda, Avssddah.
1. Athénée, FT, 122 d. — Sur la licence des vers 3, 4 et 5, cf, Aristophane, Grenouilles, 1321 sq. La faute n’est d’ailleurs pas bien grave, comme l’a fait remarquer M. Decharme dans son livre sur Euripide et l’esprit de son théâtre, p. 54o.