Fragment 7 de Bergk (3° édition
4. Plutarque, Quomodo adolescens poetas audire debeat, édit. Bernardakis, p. 51.
Les Dithyrambiques intercalaient des Monodies dans les Chœurs cycliques: ; c'était une conséquence directe des difficultés dont ils hérissaient leur musique. De pareils solos étaient des morceaux de bravoure, qu'un chœur n'aurait jamais pu chanter. Leurs différentes parties ne se faisaient pas équilibre, et toute symétrie en était exclue.
L'hexamètre dactylique, le vers principal du Nome antique, s’y rencontrait encore. Sans doute, il n’en reste qu’un exemple dans les fragments de ces novateurs2, mais les Monodies d'Euripide en contiennent un certain nombre.
Notre poète a, en effet, imité cet art particulier avec une discrétion qui ne manque pas d'adresse. Ses premières Monodies sont encore antistrophiques: elles obéissent ainsi aux loïs des chants choraux. Plus tard, il les forma de parties inégales. Le changement fut progressif, car on peut encore trouver des Solos où sont placées, à côté des formes nouvelles, celles des anciens jours.