MONODIES SANS ÉPIRRHÈMES
Les trimètres intercalés entre les différentes parties des Solos n'avaient presque aucune influence sur la marche générale des idées. Leur utilité, tout extérieure, consistait surtout, ai-je dit, à laisser à l'acteur quelques mesures de repos. Aussi les a-t-on supprimés dans des pièces de dates diverses. Les deux formes de Monodies, celles que coupent des épirrhèmes et celles qui n’en ont pas, furent employées concurremment. Est-ce à dire que ces dernières se chantaient d’un seul trait? Cela n’est pas admissible. Les théâtres anciens, plus vastes que les nôtres et à ciel ouvert, devaient exiger des acteurs des efforts très pénibles. Il faut donc supposer que ces Monodies, écrites dans
1, Oreste, 1453.