L. Ibid., 235 sqq
Loxias, vouloir tenir embrassée la statue de la déesse jusqu’à ce qu'il ait obtenu justice.
Suit l'Epiparodos. Les Euménides se précipitent dans l'orchestre une à une. Elles sont précédées de leur coryphée qui récite d'abord
des trimètres.
Dix trimètres iambiques: Coryphée... 244— 253. À. — B. T. A. E. Z. H.: Chœur....... 255—275.
La forme antistrophique est rejetée. Le chœur avait perdu la trace d’Oreste, de Delphes à Athènes. Le coryphée la retrouve, dès qu’il entre dans le théâtre. Les autres choreutes s’excitent à chercher le meurtrier, et ils le rejoignent au moment où il embrasse la statue divine. Ils déclarent qu'ils ne le làcheront pas, avant qu’il ait expié son parricide.
C'est probablement à cette Epiparodos que se rapporte le passage si connu de la Vie d'Eschyle?, où l’on dit quel effroi causa sur le public l'entrée des Euménides dans le théâtre. L'anecdote est ornée de détails évidemment exagérés, mais elle peut être un souvenir confus de l'effet que produisit sur la masse des spectateurs l’irruption soudaine des terribles déesses.
La première des tragédies conservées de Sophocle est la seule de ce poète où l’on trouve un chœur du même genre: Prévenue par le messager qu'un grand péril menaçait Ajax s’il sortait de sa tente, Tecmesse supplie les matelots de Salamine, qui remplissent l'orchestre, d'aller à sa recherche. Ils doivent se diviser en demi-chœurs3. Le premier ira à l’est, le second à l’ouest. Quand ils ont quitté le théâtre, il se produit
1. Cette disposition est empruntée à Wecklein, Orestie, Leipzig, 1888. Il attribue le premier couplet À : 255-6 aux cinq choreutes du premier demi-chœur, et à chacun des personnages du second les six xépara qui suivent. Tous ces vers sont dochmiaques et iambiques, avec quelques éléments bacchiaques ou crétiques.