‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 83 sur 230 · Je me sers de l'édition Tycho Mommsen. Bcrolini · texte numérisé non relu

Je me sers de l'édition Tycho Mommsen. Bcrolini

dissolution de la longue, elle porte sur le temps marqué, c’est-à-dire que l’anapeste se substitue au spondée :

… EXkdvoy Gcet Tpwavd Épayt.

.… Tocetddwvos Épésovra gyébot2,.…

De même le procéleusmalique s’opposera au dactyle :

… Oesteciwv Ètéwvy Aoimoïs dObservs.

. dovet Tehetdda. rokpa yap eixwçh…

Ces incorrections sont très peu fréquentes5. La dernière, qui est excusée par l'emploi d’un nom propre, est peut-être unique. Au contraire, on rencontre souvent des spondées, qui répondent à des trochées, parce que dans les deux cas ce sont des pieds dissyllabiques.

Dans les Odes logaédiques, ces irrégularités sont plus nombreuses. Comme le mélange des dactyles et des trochées suppose déjà que le dactyle avait une valeur réduite à trois unités de durée, ce n’est jamais la longue de ce pied, mais celle du trochée, qui est dissoute en deux brèves. C'est ainsi que dans l'Olympique XIV, un tribraque répond à un spondée, qui tient lui-même la place d’un trochée:

OÙDÈ ya Oeot ceuväv Xaplruv drep6.

. 5eÿ Fénarr. peAavoreryéa vüv dépov 7...

Le dactyle, au contraire, qui suit dans la strophe le spondée +eisruse et le tribraque de l’antistrophe, reste toujours un dactyle. Cette règle fort compréhensible n’est pas une seule fois violée dans Pindare: le procéleusmatique ne pouvait pas être opposé au dactyle des strophes logaédiques.

Quant aux péons, assez peu fréquents dans l’œuvre subsistante du

TSth AIT EN YVES SDIT EN EE QT Bush LIT Te 0 Veu2s soit UE ONU le UE.

3::1sth. LIT, op. à, v: 57; soit : Zu | — WU | = = Zu - —. f. Isth. IT, avr. 6, v. 63; soit: LU | WU] == LV

5. Je trouve aussi par deux fois dans la célèbre Pythique IV, par une irrégularilé contraire, la substitution du trochée au tribraque; c’est encore un nom propre qui trouble l'égalité du nombre des syllabes: 54 = 62: Doi6os auvéoa—fBactihé äppavev. Cf. ibid., 100 = 108.

G,Zorb ie Te BHSOIL EL OUEN ee

7 otp. B, vV. 20; soit: £ L = U | LU | £ Wu = LG =.

LES STASIMA. 9

grand poète dorien, une des longues pouvait toujours se dissoudre en deux brèves dans l’antistrophe, et réciproquement : la mesure de cinq temps ne souffrait en aucune façon de ce changementr.

Voilà quelles étaient les libertés de Pindare. Elles sont tout à fait exceptionnelles, surtout dans les dactylo-épitrites. Je ne crois pourtant pas qu'il faille les attribuer à la tradition seule, comme on l’a quelquefois prétendu. Elles ont vraiment existé2.

Je passe à Eschyle. Ici la question est trop obscure, à cause même des incertitudes du texte, pour que j'espère l’élucider complètement. Je n'ai pourtant pas rencontré dans les Stasima de l’Orestie aucune substitution de deux brèves à une longue que je puisse citer avec quelque assurance. Seule la Parodos de l’Agamemnon commence par un dactyle, et l’antistrophe par un spondéei.

Le seul passage qui m'ait paru certain se trouve dans le troisième Stasimon des Perses. Le voici5 :

Olx Aés6oc, Éhatéputés re Zapos, Xioc, 0 Ilipos, Nabos, Müxc- VOG 3» «

Ces tétrapodies dactyliques se scandent de la manière suivante :

L — |[-vu/zvul|-uul]

Zuvu|-vulz- [=vu

Totem

mais les spondées premier et troisième du premier et du second membres sont remplacés dans l’antistrophe par de véritables dactyles :

Kat ‘Pédov 9e Kvlèov Kurolas te mé-

etc, ITigov AE Zéhouç Exhapivé re.

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