CRITIQUE LITTÉRAIRE
morale. Ils vont semaat dans leiirslivres, des maximes courtes et lumineuses, de fines analyses, des oortraîts et des descriptions. Cependant, i maîtresse et une philosophie intérieure reli< ralemeat tontesS;es pensées; car le vrai n non seulement peint la vie, mais la juge. L cisme chez. Montaigne, l'amour de soi cbezl foucauid; le pessimisme, avec le christiani) remède, chez Pascal : voilà l'esprit qui chacune de leurs réflexîous et donne à l'œi certaine unité.
Article IV. — I.*Art.
la'art on général. — Les théories d'£ pas laissé l'antiquité indifférente. Platon, Banquet, a traité la question du Beau, de Cicéron renferme une belle page sui Mais c'est à une date relativement récente questions d'esthétique ont pris un dévelt considérable, avec les Salons de Diderot, la pkie de l'Jrt de Taine, les Maîtres d'aïUt Fromentin, où deux critiques de talent et u ont exposé leurs vues sur l'art, en général, peinture, en particulier. Toutefois, ce son les lettres qui ont été l'objet de traités et qu'on peut classer sous la dénomination de littéraire,
La critique littéraire. — La ciitiq raire s'est manifestée de nos jours, soit nombreuses histoires des littératures classiqi çaise, latine, grecque, et des littératures et italienne, espagnole, anglaise, allemande, ru soit dans des livres sur une époque, sur \
OU sur un genre : tel est le Cours de Littérature dramatique de Saint- MSarc-Girardin. D'articles de journaux sont sorties les délicates et sagaces Causeries du Lundi de Sainte-Beuve.
Ses origines. — La critique littéraire apparaît aux âges de réflexion, qui aiment à analyser les œuvres du génie, à en pénétrer les procédés de composition et à raisonner sur le plaisir qu'on y goûte. Il nous reste d'Aristote, outre sa Rhétorique^ une Poétique^ malheureusement mutilée, simples notes de cours, mais renfermant des vues profondes. Cicéron a composé deux traités de rhétorique, le De Oratore et VOrator^ qui ont l'inappréciable avantage d'avoir été rédigés par un homme du métier.
En France, à partir de la Renaissance, les essais de critique se multiplient : \2i Défense et illustration de la langue française^ manifeste de la Pléiade, le Com^ mentaire de Malherbe sur Desportes, la Pratique du Théâtre de l'abbé d'Aubignac, les Sentiments de V Académie sur le Cid^ les Dialogues des héros de Roman de Boileau, la Lettre sur les Occupations de V Académie française de Fénelon, le Commentaire sur Corneille de Voltaire, son Essai sur le poème épique^ et ses nombreux articles littéraires du Dic-^ tionnaire philosophique. Avec La Harpe, la critique devient une profession, voire un professorat; il consigne ses leçons dans son Lycée*
U évolution de la critique au dix-neunème siècle. — Le dix-neuvième siècle devait opérer, sur ce point, une transformation semblable à celle qu'il apporta dans l'histoire et le roman. Jusqu'alors, on avait jugé d'une œuvre par le dehors, sous le rapport de la forme et d'après un type unique. Boileau ne conçoit l'épopée que d'après Virgile ; Voltaire, La