‹ Théorie des groupes fuchsiensChapitre 57 sur 75 · IV. — La fonction L · texte numérisé non relu

IV. — La fonction L

.Nous considérons diverses quantités

Z, Z, Z' toutes fonctions rationnelles de Z, Z', et les fondions correspondantes

telles qu'elles ont été définies dans le § IL

LKS FONCTIONS FLCIISIENNES ET I.'ÉOUATION lt/ = c". IJD

Posons iiiaiiilciiaiil

e^ = e"-rail)

()ii en conclurait, si la surface de Klein élail isolrope,

Dans tous les cas on aura égalcmenl

Taire diï étanl Taire du plan des Z' qui correspond à Taire c/Ll du jilan des Z; et, en effet, Ton a

^ ~ rfS^' ^' ~ d6'-'' du' " dS"'

On aurait de même

dni

La dcfutllion de la fonclioii U est donc indépendante du choix de la fonction Z par/ni les diverses fonctio/is

Il vient alors

et enfin

Da = lu^ =Se"^ =«6''

DU = 8e^ + Dlog^;

comme D log ~ est une fonction connue que je puis poser égale à — *!>, je puis écrire

(i) DU = 8e'^^-$.

l56 II- POI>C.VRÉ.

La définilion de U ne dépendant pas du choix de Z, on devra avoir

— $ = D lo^ -^ = D log -7- = D log -^ = . . .

el par conséquent

^, du' ., du'

ce qu'il est d'ailleurs aisé de vérifier.

Je dis maintenant que la fonction $ ne peut devenir iulinie. Eu effet,

elle ne peut cesser d"ètrc finie (pie si log -^ est iulini, c"esl-à-dire si

/j ^ oc ou -jTT, = o.

INIais il faudrait en même temps que

du log

ce qui entraînerait

/, ^ ^ ou -T7 = <•■

rtZ.

Il n'y a donc de doute que pour les points de la surface de Klein qui correspondent aux points à l'infini ou aux points doubles de la courbe

Mais il faudrait encore que pour toutes les fonctions Z " on eût

, du'

Or c'est ce qui n'arrive pas, pour un point à rinflni, si l'on fait

ni pour un point double, si l'on fait

LES FONCTIONS FUCHSIENNES Eï l'ÉQVATION llt = r". 137

Ir iiiiiiK''raleur ot le dénominateur de R s'aniiulaiil à la l'ois au point

• IoIiIiIl'.

Lafonclioii'\><'sldoii(toiijoiii:sfiiiii'. c. q. f. h.

(JiiL' (liic iiiaiiitoiiaiil (II' la l'onction L .

Si on laisse de coté les points de la surface de Klein qui corres- |Hiii(liiil à iiii sommet de deuxième on de troisième espèce du polygone Ko, on poiiria trouver une fonclion /" ti'llc cpic

, , du" n et los:-r-

soient finis. T. a fonction U est donc finie.

Si la fonction fuchsiennc est de première eapèce. la fonction l sera donc finie sur toute la surface de Klein <-l file sera définie par r équation

Supposons maintenant que a soit un sommet de deuxième espèce de R„ et soient A, A', A" les valeurs correspondantes de Z, Z' et Z" et P le point correspondant de la surface de Klein.

Nous pourrons supposer que Ton a choisi la fonclion Z" de telle sorte que

^^ ^ resie fini; alors la dilTérenee

„" + lIlJ^l loo- 1 Z" - A" I et, par conséc|uent, la dilférence

U + ^i^i^l^logMP resteront finies.

Lne observation cependant; lorsque Z tend vers A", Texpression

„" + VL^l lojr I Z" - A" I

l58 H. POINCARÉ.

tend vers une limite finie et déterminée; mais quand le poinl M se rapproche de P, l'expression

Il '^

(à moins que la surface de Klein ne soit isotrope) reste finie, mais ne tend pas vers une limite déterminée; sa limite dépend de la direction d,e la droite MP. Si p est le rayon d'un cercle très petit situé dans le plan des Z" et i le diamètre de l'ellipse correspondante de la surface de Klein dont la direction est la même que celle de MP, c'est l'expression

L H vos: ^

([ui Icnd vers une limite déterminée quand MP tend vers o. Posons

V" = II" H l0£^ Z" — A ,

il A'iendra

Ac" = Au" = 8e"" 5^ = 8^"" 1 Z" - A" 1^ —■

On voit qui-' la fonclion v" satisfait à une équation de la forme

où 0 est une fonction donnée, conslammcnl positive, mais devenanl infinie pour Z" = A".

Posons maintenanl

c = e --T- ■ dut

Si nous conservons aux lellres 0 et O leur sit^iiification

0 = 81Z"-A"|'"^; <P^-lMo'j~,

\ I ' ~ do)

il viendra

DV = Oe'-$.

T.ES FONCTIONS FUCIISIENNES ET l'ÉQIATION A?/ = ''". i5()

Au poinL P (correspoiulaiil au point Z" —. A"), la fonclion 0 dcvicri- (Ira inliiiic, mais V cl <!> rcslcront finis.

lùivisagcons do mômo un soniniet ch,' la lioisiénu' csprcc; nous choisirons u" (l<> li'll<" l'aron que

u" + 2 log I Z" - A" I 4- 2 log- log- i Z" - A" !

rcstp fini l't nous poserons

p" = u" + 2 log I Z" - A" I -H 2 log log I Z" — • A" I , 0 = 8 I Z" - A" 1^- log-- 1 Z" - A" |.

Nous aurons alors A." = A«"+ 2AiogloglZ"- A"| = f (8.«" - „/^„|.,;..|,„,,„|

et si nous posons encore

V ,„ du" e = e -7- >

flto

il viendra

4 diM

Nous sommes ainsi conduits à changer la définition de U. Nous poserons

U = M + log^ + A,

où h est une fonction uniforme rpii reste finie en tous les [)oints de la surface de Klein, sauf aux points qui correspondent à des sommets de deuxième ou de troisième espèce de Ro.

En un sommet de la deuxième espèce, la différence

h - vi^z:l loo- 1 Z" - A" I

devra rester finie; en un sommet de troisième espèce, la dilTérence

h -7. log I Z" A" I - 2 log log I Z" - A" I

devra rester finie.

l6o H. POINCARÉ.

Nous pourrons toujours choisir la fonction h de façon à satisfaire à ces conditions et même de telle façon que la fonction li en dehors des sommets de deuxième et de troisième espèce, cl les fondions

// - ^^^ log I Z" - A" I ; A - 2 log I Z" - A" j - 2 log log- [ Z" - A" |

dans le voisinage de ces sommets, cjue ces diverses fonctions, dis-je, aient leurs dérivées de tous les ordres finies et continues.

Dans ces conditions La fonction IJ sei-a toujours finie et elle satisfera à l'équation

DU = Se'-e-'' + D log ^ -f- D/i,

o (7CO '

OU en posant

0 z= 8r-% - $ = D log ^ + DA,

à l'équation

(\ bis) DU=Oe"-$.

Les fonctions 0 et $ sont des fonctions données; la première est toujours positive, elle ne peut jamais s'annuler; elle ne })eut devenii infinie qu'aux sommets de deuxième et de troisième espèces; la fonction <I> ne peut devenir infinie qu'aux sommets de troisième espèce.

Aux sommets de deuxième espèce, 0 devient infini comme

Aux sommets de troisième espèce, 0 et <I> deviennent inlinies comme

(|Z"- A"|log|Z"-A"|)-=.

Le rapport

reste donc fini; la limite de ce rapport est d'ailleurs égale à

elle est donc positive.

LES FONCTIONS FUCHSIENNES ET l'ÉQUATION \u = c". iGl

Ainsi, s'il y a des sommets de troisième espèce, 1<t fonction <I> peut devenir infinie, mais infinie {)Ositive; elle n'a donc ])lns de limite supérieure, mais elle a tuujoius une limite inférieure.

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