XXXII
Toutes les fois que le nombre d'années ou le taux est suffisamment élevé, on peut obtenir une formule très-simple qui donne la valeur du taux avec une grande précision. Quand (i -+- 1)" est infini, l'équation (8)
qu'on peut transformer ainsi :
oc oc , .X oc ce
[U'virnI
oc
et, généralement, le taux est toujours plus petit que le rapport entre le revenu annuel et la valeur actuelle de l'annuité, et la différence entre cera|)portet le taux est d'autant moindre que (r -H- /)" est plus grand. Si nous remplaçons dans Téquation
ci-dessus (i -f-/) par (i+ ~ )» le résultat sera une valeur très-
«pprocbée du taux réel, si (i -h t)" est très-grand.
Exemple LV. — La valeur actuelle de 1 20 annuités de 3 1 700*^'
étant de 664 822''^,3o, quel est le taux?
logx = 4)5oio6 logV= 5,82271
lOg^rr: 8,67885 ~ = 0,04768; lOg ( I-H ^ ) = 0,02023
logf i-h^ j =2,42760 J^gv(*-*- v) =6>^5o75
par conséquent / = o,o475o ou 4 | pour loo (valeur vraie)
Exemple LVI.
quel est le taux ?
— 78 annuités de loo'*" valent igSS^'^So;
loga = 2
JogV = 3,29126
log^ = 8,70874
n ■= O,05fl4.
log f n-^ j =0,02166
iog^-4-^y= 1,6895
ÏOgv(ï-+-^) =7,019^^
v(>-»-v) =o,ooio5;
par conséquent, i = o,o5oo9, ^^ ^ P^^ P^^^ 5 pour 100 (le taux vrai est de 5 pour 100).
Exemple LVII. — Un bon de iSoooo'^, portant 3 pour loo d'intérêt par an et remboursable au moyen de 5o annuités^ vaut 565oo''; quel est le taux d'intérêt, si la rente annuelle et le taux d'intérêt ne sont payables qu une fois par an?
Pour résoudre cette question, évaluons d'abord le revenu annuel qui amortit iSoooo^'' en 5o ans» à 3 pour loo. Nous avons
logiSoooo B 5; 17609 log« = 8,58956
loga — 3,76565 a = 5829'% 80.
Le problème est donc ainsi ramené au suivant : A quel taux 5o annuités de SSag^'^.So valent-elles 565oo^''?
loga — 3,76565 logV = 4,75ao5
Jogy = 9»oi36o V ^ Oïïo3i8; logf i-h * j =o,o4a65
log|^iH-^j
M-Hyj =0,00076;
/ = 0,10242 (le taux vrai est égal à 10,24 pour loo].
§ XXXIII. — Formule de Baily,
Quand le nombre des années est peu considérable, la formule de Baily présente le taux avec une grande exactitude.
De Inéquation (8j
nous déduisons
jC^-î'+O-J
Si nous développons, au moyen du théorème du binôme, la quantité (i -+- /)"", en une suite de termes ordonnés suivant les puissances croissantes de t, nous aurons
Vt nin-\-i] rt(n -^ t)(n-^ -y]
I z=: i—nt-\ /» /'—...,
et, après le retranchement de l'unité et la division des deux nombres par (— nl)^
12 — = 1 rn = t\
' an 2 2.3
Comme t n'est généralement qu'une faible fraction de l'uniié, nous rejetons, comme n'ayant qu'une trës-faible valeur relative, tous les termes où / se trouve affecté des exposants
2, 3, Nous élevons les deux membres de celte dernière
équation a une puissance telle que le coefficient de / puisse devenir positif et égal à l'unité, ce qui se rencontre toujours quand l'exposant est égal au réciproque du coefficient de ^ mais d'un signe contraire.
En général, nous obtenons, d'après le théorème du binôme,
P — I -h a/ -i- bt\ ou en ne conservant que les deux premières puissances de /,
P" = I -h mat H i a'P H- mbf ;
par conséquent, si a ~ — >
bziz- LL^ et m = ;
l'équation (la) deviendra
n-f- 1 nn- 2\
ilonc
Si nous supposons ensuite
nous obtiendrons
De cette équation du second degré nous déduisons ( '
) Lorsque dans l'équation du second degré x-hax^zsq^ x est une fraction et //
Le taux que Ton trouve au moyen delà formule de Baîly est toujours trop grand; mais de i à 5o ans» et pour les taux ordinaires, Terreur est excessivement faible.
Pour donner une idée de la précision que présente cette remarquable formule, nous allons donner les résultats auxquels elle conduit quand le taux vrai est exactement de 1 1 et 5 pour loo:
Taux de Tintérét.
Annuité
Pour
3 ans
Si »
5oooo2
i,75ooi
5oooo6
i,75ooi
1 ,75oo3
5oo52i
Exemple LVIII. — Si Von achète au prix de 263439''', 10
UD nombre sufllisamment petit, la valeur de j: présente une très-faible dlflërence avec celle de q. Or nous avons, en toute rigueur,