VI PREFACE
langues, et notamment la version originale», en langue allemande, pour laquelle Fauteur n'avait pu trouver d'éditeur!
Ce livre, monument impérissable, dévoile l'immense étendue, l'étonnante profondeur de la pensée humaine. Son auteur excella dans toutes les parties des Sciences mathématiques, pures et appliquées ; dans l'Analyse algébrique, dans la Théorie des fonctions, dans le Calcul des probabilités, dans la Géométrie des surfaces, dans l'Astronomie physique et pratique, dans la Mécanique céleste, dans l'Optique, dans le Magnétisme, dans la Théorie des attractions, etc.; ses compatriotes l'ont, avec raison, surnommé Princeps nialhematicorum. Mais ce que ce savant illustre, que l'on doit placer à côté des plus grands génies scientifiques de l'humanité, préférait par-dessus tout, c'était sa chère ArithmêtiquCy ainsi qu'il le répétait continuellement dans sa correspondance; nous n'y contredirons point.
Les découvertes de Gauss ont donné lieu à de nombreux mémoires sur l'Arithmétique, surtout en Allemagne; mais nous ne pouvons citer ici que les principaux traités didactiques. — En France, Poinsot publie, dans le Journal dr Liouville (t. X, i845), un mémoire intitulé : Réflexions sur les principes fondamentaux de la Théorie des nombres; cet ouvrage mérite l'attention à plus d'un titre, surtout par la clarté et l'élégance de l'exposition, mais non par la nouveauté; malheureusement, la démonstration du principe, sur lequel repose tout l'ensemble, n'est pas rigoureuse, bien que toutes les conséquences en soient exactes. — Nous devons rappeler encore les deux opuscules de Lebesgue : Exercices d'Analyse numérique et Introduction à la Théorie des nombres (Paris, iSSq et 1868). On doit regretter que cet