‹ Théorie des nombresChapitre 9 sur 271 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Lexqne dalar Dumeris magnoniai borrenda laboram

(OviDB, Mftum., IIT. Vil).

Dès son apparition sur la terre, Thomme imagine le calcul pour distinguer, pour compter les objets qu'il échange ou dont il a besoin. Puisqu'il n'a ni papier, ni crajon , il compte en faisant des marques ou des stries sur les troncs d'arbres, sur les os des animaux, ou bien encore il assemble des cailloux (d'où vient le mot calcul)^ qui lui rappellent le nombre des objets qu'il a considérés. On retrouve, dans les cavernes de l'époque primitive, des os striés régulièrement, comme la taille de la boulangère, dont l'origine et le but sont incontestables. Ils servaient à compter, par le procédé le plus élémentaire qui représente l'idée même de la formation des nombres, par l'addition successive de l'unité.

Plus de trente-cinq siècles avant notre ère, les Chinois se servaient de boules pour représenter les nombres. Ils employaient, dans le commerce et dans les alTaires, de petites cordes à nœuds dont chacune avait sa signification particulière. Elles sont représentées dans deux tables que les Chinois appellent Ilo-tou et Lo'Chou (*), et qui sont, de deux façons différentes, la figuration des neuf premiers nombres, au moyen de boules.

(*) « Les premières colonies qui vinrent habiter le Se Tchuen n'avaient, pour toute littérature, que quelques abaques arithmétiques faits avec de petites cordes nouées, à l'imitation des chapelets, à globules enfilés, avec quoi ils calculaient et faisaient leurs comptes dans le commerce. Ils les portaient sur eux et s'en servaient quelquefois pour agrafer leurs robes; du reite, n'ayant pas de caractères, ils ne savaient ni lire, ni écrire. » (Duhalde, Description de la Chine

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