Théorème IL — Si Von a deux suites
\1) î/i, Mj, • • •> ^UJ • • • 9
(2) Ul, Viy . . . , U„, . . . ,
dont la première a pour limite un nombre X, la condition nécessaire et suffisante pour que la seconde ait aussi pour limite À est que \ un — u„ | ait pour limite 0.
i^ La condition est nécessaire. Supposons que la suite (2) ait pour limite \ comme la suite (1).
Soit t un nombre positif, prenons a et ^ tels que
a<X<p et P — a<Ê.
Quand n surpasse un certain entier p^ on a
a<M„<P et «<Wn<P,
t étant un nombre positif arbitraire, ceci exprime que \Un — Vn\ a pour limite 0.
2<> Pour montrer que la condition est suffisante, je vais montrer qu'elle n'est pas remplie si v„ ne tend pas vers X. Dans cette hypothèse, des deux nombres M et m relatifs à la suite (â), l'un au moins n'est pas égal à À ; Tune au moins des deux hypothèses X < M, X > m est vérifiée, sans quoi on aurait tn>X>M, et comme M>m, on aurait M = m = X.
Soit, par exemple, X < M. Soient a, p deux nombres tels que
Quand n dépasse une certaine valeur, on a
Un < a,
et, quel que soit p, pour une certaine valeur de n>p^ on a
De Mn < a < P < Vn
résulte
lUn — Vnl > P — a.
Il est donc impossible que | w« — v„ | ait pour limite 0. La conclusion est la même dans le cas de X > m, ce qui démontre le Théorème II.
25. En considérant le cas particulier où les nombres tin sont tous égaux à un même nombre X, auquel cas la suite (i) a évidemment pour limite X, on arrive à la conclusion suivante :
Théorème III. — Pour qu'une suite Ui, t72, ...,!;„» ... ûif pour limite un nombre X, il faut et il suffit que \vn — X | ait pour limite 0.